Suite au billet sur mon coup de gueule impulsif, la question de la tierce personne sur qui m’appuyer a été soulevée. Par plusieurs d’entre vous. Ici ou en privé (et cela m’a beaucoup touchée merci). Vous avez raison. La logique voudrait que je demande de l’aide et cesse de vouloir résoudre seule tous les maux de mes filles… car Manon est certes une enfant différente, qui me démunie beaucoup… mais Zoé demeure aussi une vraie énigme pour moi, avec son encoprésie…
Zoé est précoce. Ca peut expliquer son encoprésie. Faut que je parle de cela sur son blog. Je traîne. Car c’est une piste, un déclencheur, mais pas quelque chose qui la fera guérir… malheureusement…
Manon a été testée, à la demande de son instit de CP. Elle a un QI plus élévé. J’ai failli halluciner en entendant le verdict et le “elle est loin d’être bête” du psy…. je le savais au fond de moi, qui elle était. Mais j’estimais que chacun le verrait aussi, en grattant derrière son apparence destabilisante…
Je vis sur une autre planète. Une où tout le monde est gentil et tolérant.
Je sais que vous avez raison. Que la tierce personne qui parlera à ma fille de sa différence apprendra des choses sur elle que je ne sais pas. Des choses qui débloqueront la situation et aideront Manon. Je le sais. Mais je n’y vais pas pour autant. L’explication à cette décision non rationnelle est en moi. Je ne peux pas assumer ce qu’un psy va me dire après un entretien avec ma fille. J’en suis incapable. Pourquoi? c’est simple, je suis en plein refus d’entendre quoique ce soit qui puisse être en rapport avec moi. Je veux dire la phrase du style “pourquoi réagissez-vous avec votre fille de cette façon, Madame? Pourquoi ne lui faites-vous pas confiance? Pourquoi la protégez-vous à ce point?”… elle va tomber cette phrase, entre le psy et moi. Et je vais devoir répondre.
Répondre voudrait dire sortir de ma bouche, en vrai, ce que j’écris ici. Sur le 13 juin 1978. Sur ce père si violent. Sur mon envie de mourir bien des fois quand j’étais seule enfermée dans ma chambre, enfant… parce que j’étais fatiguée d’entendre ma mère hurler. Parce que j’avais peur que mon père ouvre ma porte de chambre un matin en traînant ma mère inanimée, au sol, décharnée… je ne peux pas en parler de vive voix. Sans trembler. Et en détails.
J’ai peur de tout. Peur de la mort en général et de la souffrance physique. Je suis en position foetale dès que je vois une marre de sang. Je me crispe dès que je vois un couteau à pain. C’est même Jenfi qui coupe le pain chez nous. C’est vous dire mon degré de repli face à des choses que j’ai enfoui.
Un psy a croisé ma route une fois, en néonat. J’ai joué le jeu de la franchise. Quand elle a écarquillé des yeux face à mon début de récit sur mon vécu, pas aussi détaillé qu’ici mais suffisamment choquant à ses yeux, elle m’a dit “Etes-vous sûre que vous allez pardonner à ce bébé d’être né trop tôt??? de vous avoir fait souffrir en la mettant au monde dans cet état???”…” J’ai senti qu’on me jugeait capable de reproduire une conduite paternelle desastreuse. J’ai senti qu’on me sentait dépourvue d’instinct maternel avant d’avoir eu le droit d’aimer ma fille.
Non je ne l’ai pas aimée à son premier cri. On m’avait dit qu’elle ne vivrait pas. Que j’étais responsable de cet accouchement prématuré. Que j’étais coupable. J’étais bloquée. Anéantie.
Chaque jour de ma vie, depuis que Manon est née, je tente de récupérer la semaine où je me suis interdite de l’aimer. Chaque jour, je pense à la mauvaise mère que la psy a cru voir en moi. Chaque jour je me dis que j’ai tout foiré avec Manon. Chaque jour, je me dis qu’elle subit des choses difficiles en dehors de la maison et que la moindre des choses est que je sois enfin là… à l’aimer le plus possible. A la protéger.
La première semaine de sa vie en néonat, elle aurait pu mourir sous mes yeux, elle était une inconnue pour moi.
J’ai cette capacité de fermer des sentiments en moi depuis petite. Parce que si je n’avais pas regarder mon père avec les tripes à l’air en juin 1978, en pensant en boucle dans ma tête que je devais penser à une jolie chose, que bientôt, je serais ailleurs, je pense que j’aurais jamais pu me sortir de cette mare de sang sans y laisser ma peau…
Je veux qu’on aide Manon, je veux qu’on aide Zoé. Mais je veux qu’on me laisse tranquille. Mon enfance est à moi et j’ai ramé pour être enfin quelqu’un de bien. Je sais que je ne le suis pas aux yeux d’un psy.
Si un professionnel de l’esprit me dit que je suis tordue et que je suis responsable du mal-être de mes enfants, je ne pense pas pouvoir me relever…
J’espère que vous me comprenez. En même temps, je sais que j’ai tort.
La seule solution passera un jour par Jenfi. Qui n’a aucun fardeau à porter. Et qui sera apte à faire face à un psy. Qui le jugera stable, puisque sans histoire familiale compliquée. Mais il ne veut pas en entendre parler…
Je vais au lit. Parce que là je pleure. Et je ne vois plus rien.



Véro, tu ne peux pas laisser un psy (à la con) qui t’a croisée en néonat et t’a parlé vite fait mal fait détruire ce que tu as construit seule et puis avec l’aide de Jenfi. Un psy reste un être humain et n’est pas parole d’Evangile. Tu n’as rien foiré, tu gères Manon comme tu le peux avec ce passé que tu trimballes malgré toi et je suis absolument béate de voir comment tu mènes ta vie et tes filles
Vraiment.
) détruire tout ce beau et bon travail
Tu n’es pas responsable de tout ce qui arrive, et regarde comment Julie est géniale, c’est bien une preuve ça, non?
En plus, si tu te culpabilises, que tu te peinds en noir et t’incombes tous les maux de la terre, ça ne peut que desservir tes filles qui s’en voudront. A chaque fois que j’ai entendu ma mère prononcer ces mots “je suis une mauvaise mère” je me sentais MOI coupable.
Les mauvaises mères n’ont même pas conscience qu’elles le sont. Regarde tout ce que tu as accompli, tout ce chemin que tu as parcouru depuis l’enfant qui tremblait de peur dans sa chambre. Regarde où tu es aujourd’hui, regarde Jenfi, regarde tes filles, regarde les enfants qu’on te confie et dont tu t’occupes si bien.
Pleure, parce-qu’il ne faut jamais retenir ses larmes. Mais ne laisse pas le jugement à l’emporte-pièces de pseudo psy de mes couilles (oui t’as vu, ils m’horripilent parfois ceux-là
J’suis passé par un psy aussi… J’y crois pas vraiment. C’est de la généralisation cervicale qu’ils font.
Toutefois, je ne dénigre aucunement ceux qui sentent le besoin d’en consulter. Je ne suis aucunement scientologue
C’est comme tout, faut prendre notre part de responsabilité et laisser faire le reste qui ne nous appartient pas.
On s’en reparle tiens!
(Désolé des commentaires en rafales mais j’en avais à rattraper disons!)
Je n’ai aucune blessure, z’hom un chouilla plus mais n’a jamais eu à priori un comportement exagérément protecteur avec fiston. Malgrés tout fiston a développé cette encoprésie.
Nous avons consulté un pédo psy. Après la première scéance ou la psy a discuté avec moi et ou nous avons fait ensemble le tour de son environnement, fiston a eu des scéances régulières pendant 6 mois, sans moi, jamais on ne m’a fait la moindre remarque sur mon comportement ou celui de mon mari. Je n’ai même jamais vraiment su ce qui se passait durant les scéances (fiston avait 3 ans: assez débrouillé pour évoquer des choses avec la psy pas assez pour raconter ses journées) . La psychologue a aidé fiston à ne plus se mettre la pression: la différence était flagrante et je suis convaincu que ce problème était purement lié à sa personnalité et pas du tout à nous. Ce désir de performance et de réussite parfaite est toujours présent en lui seulement aujourd’hui il le gère complètement différemment de façon horripilante pour nous parfois mais plus pour lui
Je suis convaincu qu’un psy peut aider ta fille malgrès toi, Un psy intelligent(si il y en a forcément) peu comprendre une position “j’ai sans doute une attitude un peu trop protectrice avec mes filles mais je ne suis pas prète à détruire mon équilibre actuel pour y remédier avec l’aide d’un psy”
ou “je ne suis pas prète à être remise en question, est-ce que vous pouvez aider ma fille sans me demander de changer?”
Je suis convaincu que ton comportement n’est responsable du problème de ta fille que dans une part infime et qu’elle peut guérir sans que tu ne changes; pour preuve: ses périodes de rémission.
A la maternité tu as rencontré une psy qui n’était là que très indirectement pour Manon, c’est normal qu’elle ai pointé du doigts tes failles et c’est parceque les failles été là que tu as été si destabilisé par ses propos. ça n’aurait pas été une bonne psy si elle n’avait pas relever ces point là. Le hic c’est qu’effectivement les failles étaient surement trop profondes pour être traiter à un moment ou tu avais besoin de toutes tes forces et donc d’une carapace infaillible pour affronter la prématurité de manon.
Je n’avais pas de faille aussi je n’ai jamais eu le moindre scrupule à n’avoir pas aimé fiston instantanément, n’avoir pas eu l’instinct maternel avec lui. Je me suis occupé de lui comme il faut avec tous les soins et calin que me semblait devoir recevoir un petit être désiré et fraichement débarqué sur terre et il a réussi à me séduire au fur et à mesure.
Coucou Véro,
Une petite réaction en vitesse, ne restez pas sur une très très mauvaise expérience avec un psy incompétant.
Il faut trouver la bonne personne en qui vous pouvez avoir confiance et qui vous guidera ds votre quête à la plainitude familiale.
Un Bon Psy ne juge pas, il vous aide à avancer , il vous aide à travailler sur vous-même pour que vous puissiez par vous même trouver vos solutions à vos problèmes.
Encore une fois ne restez pas sur un échec, et écoutez-vous car au fond de vous, vous savez que la solution viendra de l’extérieur.
Si je pouvais, je vous aiderais mais malheureusement je ne suis pas psy et il y a pas mal de km qui nous éloigne.
Gros bisous.
A bientôt.
Happée par le tourbillon de ma vie en ce moment, je n’ai pas du tout vu ton post sur le coup de gueule. Donc, je viens de lire celui là et j’ai lu de suite l’autre billet.
Honnêtement, je te trouve dure avec toi-même. Je n’ai pas fait d’études de psy et j’en ai pas (encore) vu mais je pense que celle que tu as vu en néonat est pas très professionnelle. Ces questions étaient un ramassis de jugement de valeur, ce qui ne peut pas émaner d’un psy si je comprends bien leur rôle. De plus, je pense que tu seras tout à fait capable de t’ouvir à un psy qui saura t’écouter, t’orienter et t’épauler. Tu arrives à en parler ici, c’est déjà un pas IMMENSE.
Sinon, il y a un truc qui m’a interpellé. Tu dis ne pas avoir aimé ta fille la première semaine de sa naissance. Moi, je ne pense pas qu’on aime forcèment de suite son enfant. Ma fille n’est pas née prématurée. Je l’ai aimé dans mon ventre comme pas possible. J’ai rêvé d’elle pendant mes 16 heures de travail. J’ai pleuré à chaudes larmes quand ils me l’ont montré après ma césarienne, découvrant par la même occasion que c’était une petite fille avec de grands yeux et plein de cheveux. Quand je l’ai vu en couveuse dans la chambre, je l’ai regardé longtemps en me demandant, mais c’est qui celle là. Est-ce vraiment ma fille? Serais-je capable de l’aimer? C’est bien après que j’a senti mon coeur d’exploser d’amour pour elle. Ca m’a bien pris un jour….Ce qui paraît court mais super long pour moi c’était. Tout ça pour te dire que tu ne peux pas t’en vouloir à l’infini, et vu tout ce que tu as traversé et les (stupides) accusations qu’on t’a faites, je trouve que tu as affronté tout ça avec brio.
Je vous lis tous et toutes…
J’ai bien peur d’être comme Drew, hermétique aux décodeurs de l’âme!!!! ….
Et puis j’ai un souci… un truc qui ressemble à de l’injustice…
Une question que je me pose… pourquoi c’est à celui ou à celle qui a subi de se faire soigner???? Pourquoi pas à celle ou à celui qui inflige???
Bon dans mon cas, il ne reste que moi…
Mais dans celui de Manon, pourquoi c’est pas l’agresseur qui a besoin qu’on lui décortique le cerveau????
Ca me fait bizarre parce que ça veut dire que ce sont aux inoffensifs de faire un travail sur eux-mêmes… pas aux autres…
Je ne comprends pas…
Je ne me juge pas supérieure, loin de là.
Je me dis juste que c’est toujours les mêmes qui en prennent plein la tronche, et ça me saoûle…
Mais j’ai sans doute une drôle de logique.
En tout cas, c’est bien de lire vos réactions, merci…
Continuez!
Ah oui, juste pour Oum… j’ai eu de l’amour contenu pour Manon. Un immense, dès le départ. Manon me ressemble beaucoup… je suis née prématurée, à sept mois… elle est physiquement comme moi… et si renfermée, timide, comme j’étais…
On m’a demandé de ne pas l’aimer avant au moins une semaine. Car selon eux, elle ne vivrait pas…
J’ai écouté. J’ai tout gardé. J’ai mis ma carapace habituelle.
Sauf que quand il a fallu l’enlever, y avait un trop plein d’amour… qui n’arrive toujours pas à s’atténuer…
Cette psy en néonat m’a d’ailleurs dit “on n’aime jamais trop Madame…”
Sur ce point, je suis partagée… puisqu’il semble que ce soit mon côté trop-protecteur qui soit la cause de bien des choses…
Pas évident de doser…
Tu n’as pas à te faire soigner et Manon non plus. Je pense qu’un bon psy peut aider à y voir plus clair, c’est une personne neutre qui a du recul et qui peut apporter des réponses à plein d’interrogations. C’est comme ça qu’il faut le voir

Mais je maintiens ce que je dis: la psy qui t’a assené des jugements, parce-que c’est ce que c’était des jugements, alors qu’elle connaissait 3 trucs de toi et de ton passé, n’a pas été très fute fute.
Tout le monde a un travail sur soi à faire, victimes ou oppresseurs. Si quelqu’un peut vous aider à vous sentir mieux, à comprendre et à avancer: vois le comme une main tendue
Et on s’en fout des autres, leurs problèmes finiront par les rattraper.
Bises
Je sais que c’est difficile mais il faut que tu arrêtes de penser que Manon est différente à cause de sa prématurité. Je n’ai pas beaucoup d’expérience avec les prématurés mais mon cousin est né à 7 mois lui aussi et c’est un adulte équilibré, comme un autre.
Les préma quand ils n’ont pas de séquelles dues à la naissance sont des enfants comme les autres qui rattrapent vite leur retard. J’écris sans savoir si Manon a des séquelles ou non, je ne suis pas ton blog depuis assez longtemps peut-être.
De mon côté, je culpabilise souvent d’avoir donné une petite soeur a TiBiscuit alors qu’il n’avait que 18 mois et j’ai toujours le sentiment de vouloir me faire pardonner de ça. C’est nul. Mais c’est peut-être, même sûrement à l’origine ou la cause de son comportement capricieux.
Mais son caractère de départ joue aussi.
Si tu as dit à Manon qu’elle était différente par sa prématurité, ça lui a donné une raison d’être différente.
Comme la fille de ma collègue qui je pense a désormais besoin de son mutisme comme défense. Au fond d’elle, elle se complait peut-être dans sa différence et n’aimerait pas être comme les autres.
J’arrête là parce que je m’embrouille…
J’arrive ici suite à votre passage sur mon propre blog. Je ne connais pas encore la différence de vos enfants. Ma lecture ne m’a encore permise de tout comprendre. Mais je me reconnais tellement en vous comme vous me le disiez vous même.
Mon psy à moi, il est dans ma tête, dans mes doigts. Ce sont les mots, juste les mots pour faire du bien, pour comprendre, pour digérer, pour avancer de nouveau.
J’ai envie de vous laisser le lien vers ce billet : http://lefeudemorenita.wordpress.com/2008/05/14/le-plus-fort-cest-mon-pere/
C’est ma thérapie à moi et j’ai un peu cet impression que c’est la vôtre aussi.
Je vous souhaite une belle journée… et je repasserai!
psst, suis prématurée moi aussi… née à 7½ mois…
je ne sais pas si la solution universelle est le psy (pour certains l’expression artisitique, l’écriture est le meilleur des psy)….en tous cas il est clair qu’il faut tomber sur la bonne personne, pas celle qui te culpabilisera et te fera sentir mauvaise mère comme celle que tu as croisé en néonat (l’amour maternel est un sentiment qui se construit avec le temps même si l’enfant n’est pas prématuré, tu es tout à fait normale Véro)…la seule expérience que j’ai n’est pas très bonne, j’ai vraiment eu le sentiment d’être nulle en sortant de consultations et je n’y suis pas revenue….mais peut-être que quelqu’un peut aider ta fille a avancé, à dire les choses si elle en a besoin, à débloquer des noeuds s’il y en a sans rejeter tout sur toi comme tu le crains (que tu es dure avec toi !!)…je ne peux pas t’écrire très longtemps car je suis au boulot, mais j’espère que tu as séché tes larmes et que tu vas un peu mieux….et je pense bien fort à toi…bises
Bon à mon tour maintenant je vais essayer de pas faire trop long !! Alors premièrement Véro je veux que tu arrêtes de parler de toi comme une “mauvaise mère” !!!! tiens la prochaine fois je te mets une baffe (tu m’y fera penser hein ?) Deuxièmement pour ceux qui est des psy (et j’en ais eu l’expérience) il y en a des totalement incompétants ( justement un par exemple à qui j’ai eu affaire dans un hôpital….voir mon blog) mais il y en a aussi des formidables (et heureusement pour moi j’en ais rencontré une).Je pense que pour Manon un BON psy pourrait l’aider, non pas en t’analysant toi , mais en l’aidant à affronter les moqueries, les incompréhensions des autres (attention je ne dis pas que Manon doit changer loin de moi cette idée mais il faudrait qu’elle arrive à faire face)….et je sais de quoi je parle, quand j’ai eu ma paralysie faciale j’ai eu droit aux réflexions, aux moqueries, aux regards génés…et m’a psy m’a appris à les affronter ça fait du bien.Manon a peut être besoin d’une aide extérieure à son cocon familial qui lui apporte déà tant d’amour et d’aide. Pour Zoé (qui est une petite fille très “attachée” à sa maman) je pense qu’un BON psy toujours peut aussi l’aider, non pas en t’analysant toi non plus mais en lui apprenant à se “détacher” un peu. Manon et Zoé reçoivent tout l’amour et l’aide possible de vous mais peut être que ça leur serait bénéfique de recevoir une aide extérieure. Et enfin pour finir (et pour répondre à drew) non je ne peux pas me passer de mon écran plat….simplement mon papa m’en a donné un donc il m’a parru tellement logique de passer le mien à ma Véro et mon Jenfi qui en voulaient un que je ne me suis même pas posé la question !!!! Voilà l’explication !!! Bon ça va j’ai pas été trop longue !
PS : non je ne fais pas partie d’une association de défense des psy …..simplement comme dans tous les métiers il yen a des très bien et il y a aussi des gros nazes…..Voilà je tenais à le préciser. Attention je peux peut être me tromper je ne suis pas un génie (quoi que) …….mais bon je me dis pourquoi ne pas tenter le coup??? Après tout qu’est ce que tu as à perdre …… rien ne te retiens de claquer la porte si le psy n’arrive pas à aider tes petites puces !! Bon allez j’arrête parce que ce PS commence à être un peu long.
Je la fais courte… je suis pas psy mais je pense que tu es quelqu’un de très bien.
Je ne connais personne de parfait (même pas un psy) mais des personnes qui essaient de leur mieux oui, et tu en fais partie.
Je passe, je virevolte, je butine de blog en blog sans toujours laisser trace de mon passage mais je passe, à chaque fois, à chaque post. Et je suis avec toi, toujours.
Milk : Bon ce concours, il faut que tu le décroches absolument ma petite Milk!!!! L’éducation nationale a besoin de profs qui pensent comme toi, sont à l’écoute!!!! Tu devrais juste passer le concours à Bordeaux!!!! (:-)))))))
Bon, je suis une sale égoïste là….
Bisous….
Missbrownie : Arf, que dire en trois mots (euh je dis n’importe quoi, j’écris jamais que trois mots!!!!)… disons que parler sur Manon, ce qu’elle garde de sa prématurité… c’est long, compliqué… faut vraiment faire preuve d’imagination ici pour la “voir”… je me dis que ça doit être flou pour toi… pour vous…
Sa différence, elle est aussi dûe à sa naissance… car son système nerveux, psychomoteur, induit son comportement nerveux, maladroit, décalé…
Je voudrais que CELLES QUI ME LISENT ICI ET QUI CONNAISSENT EN VRAI MANON, prennent la parole… et disent comment elles la voient… sans trop de compassion pour moi, de peur de me faire mal….
Je pense que je suis assez armée pour tout entendre…
Et puis y a l’amour que je vous porte… donc vous pouvez tout me dire…
Même vous, mes lectrices… ne vous en faites pas. J’encaisse. Et ici, c’est un lieu d’échange. Je ne veux pas qu’on aille dans mon sens…
Odile, ma cousine, va parler de Manon…
Ca va sans doute t’éclairer Miss…
Bisous
Oui mais tu sais bien que si je l’ai, je ne serai prof-stagiaire que pendant 1 année
J’avoue que ça me coûte de “sacrifier” ma carrière parce-que je ne sais pas ce qui m’attend en Angleterre. Je pense qu’avoir été animatrice depuis 8 ans maintenant m’a aidé. 

Merci de tes gentils mots en tout cas, j’espère que tu vas vite retrouver le sourire
des bisous
Salut Véro,
Bon, alors je me lance.
En effet, je fait partie de “celle qui te lise et qui connaisse en vrai Manon” et toi ou toute la petite famille.
OUPS !!!
J’ai fait “enter” trop de fois.
Donc, je disais, que je vous connais.
Et concernant Manon, je dirais que je ne trouve pas qu’il y ai quelque chose qui cloche chez elle.
Elle est drôle, intelligente, intéressante, alors c’est vrai, c’est une “lunaire”.
Elle vit c’est truc à elle, à fond.
Que ce soit le thème des dragons, l’astronomie, l’anatomie, l’informatique, etc….
Elle n’a besoin de personne, c’est une solitaire.
Ce qui est peut être un inconvénient maintenant qu’elle est une enfant.
Mais plus tard, oui plus tard, tout le monde enviera sa force de caractère, son indépendance, son autonomie, sa personnalité.
Tu vois ce que je veux dire ? Je sais que je n’arrive pas toujours à écrire ce que je ressens vraiment.
Et te concernant, je ne te le dis peut être pas assez souvent (on n’a plus nos fameux mercredi parisien, et toutes les confidences qui vont avec), mais tu es très bien, chez toi, y’a vraiment rien qui cloche.
C’est même exemplaire ta façon de vivre, de voir les choses, surtout quand on sait par où tu es passée enfant.
Je connais Danou et à chaque fois que je lis un passage où tu parle de ton passé, je me dis que c’est un sacré petit bout de femme !!!!
Pour en revenir à Manon, je suis d’accord avec toi, ce n’est pas à elle d’aller voir un psy ou autre. C’est à ces petits c—s qui l’embètent à l’école qu’il faut dire d’aller consulter.
Manon, elle est comme elle est. POINT.
Alors c’est vrai, pour toi la maman, c’est vraiment difficile de la voir se donner mal au bide, être mal à l’aise, etc….
Mais ne dis t’on pas “ce qui ne nous tue pas, nous rend plus fort” ?
Ne t’en fais pas pour Manon, elle a, et ça j’en suis sûre et certaine, une force de caractère hors du commun que personne ne soupçonne.
N’a t elle pas décidé de se battre pour vivre ?
C’est une vrai battante notre Manon.
C’est bon, elle ne le sait pas encore.
Et donc, elle ne sait pas comment “répondre” à ceux qui l’embêtent.
Elle deviendra une jeune femme équilibrée, elle aura un travail qui lui plaira, et elle plaira, parcequ’elle attire les gens.
Elle a déjà cette beauté “lunaire” justement.
Bon voila. J’éspère que tu ne vas pas m’en vouloir d’avoir dit tout ça.
Mais moi je trouve qu’elle n’a pas besoin d’aide extérieure. Elle est très bien comme elle est.
Et en plus je pense (mais alors là, vraiment ça n’engage que moi et surtout je ne suis pas psy !!), je disais donc que si tu l’emmène consulter, c’est à ce moment là qu’elle va se sentir vraiment pas comme les autres, elle va penser qu’il y a un truc qui cloche chez elle.
Elle va penser que TU ne la comprend plus. Et elle va se braquer.
La moumoune, elle est comme ça !
Bon, voila, cette fois c’est la bonne. Faut que j’y aille.
Je suis seule avec les 3 garçons, Nico s’est fait opérer de la jambe ce matin.
Y’a la douche à donner, le dîner à préparer, les devoirs à vérifier.
Je vous embrasse très très fort tous les 5.
A très bientôt. (Loïc compte les jours………).
Virginie
Morenita : Je suis allée lire le billet que vous m’avez signalé… j’avais la chair de poule. C’est bizarre, de se lire en mirroir, quelque part, si loin…
La pathologie de votre adorable grand garçon me touche beaucoup… je la connais à travers les reportages que j’ai vu, sur elle… je me suis sentie si démunie et si révoltée pour ces personnes atteintes qui souffrent du SGT… en plus, elles ne contrôlent rien, et doivent affronter le regard des autres. Qui collent vite des étiquettes… trop vite…
Vous êtes une maman formidable. Une femme sensible et vos écrits sont d’une intelligence et d’un amour rares… j’attends votre livre avec impatience!!!!
Je ne vous ai pas découverte avant, quel gachis!!!
Pourtant, au Gala de la Félée de l’an dernier, j’avais entendu parler de vous…
A très bientôt…
Bisous…
Chocoladdict : Oui j’ai séché mes larmes! Je suis gaie comme un pinson aujourd’hui… Zoé m’a même dit ce midi “Arrête de chanter maman, le petit que tu gardes va te prendre pour une nounou folle!!!”….
Non, j’étais fatiguée… et pis usée…
Des fois ça use d’être une maman.. hein?
Je ne sais pas pour le psy… ma belle-soeur (Virginie, plus bas) a pris la parole… j’en suis touchée et très surprise, je ne m’y attendais pas… elle dit juste. Manon va se braquer si je la traîne chez un psy. M’en vouloir à mort. Me dire qu’elle en a marre de voir des tonnes de médecins. Que je ne pense qu’à la faire soigner… bref je vais en prendre plein la tronche, côté Manon et côté psy…
Je peux plus ramasser, tout le temps. Etre celle qui doit assumer la responsabilité de telle ou telle chose…
Je ne suis plus de taille à affronter une critique sur celle que je suis maintenant… enfant, j’ai laissé faire, j’avais pas le choix. Mais là, je veux plus. Je mords!!!!
T’es gentille, Chocoladdict… toujours, avec moi… merci…
je t’embrasse fort…
Odile : Bon bah le mieux est que le billet suivant soit tout à toi….
Je t’embrasse et à samedi!!!
Aïleen : Je sais que tu es là… je le sais bien…
Je commente pas toujours moi non plus, chez toi… en tout cas, le bilan de santé de Clochette m’a beaucoup ramené en arrière… tu disais si justement qu’on ne sait pas comment faire… entre un médecin qui veut qu’on ne lâche pas notre “préma”… qu’on soit derrière elle à la booster pour que rien ne soit laissé au hasard.. pour sa vie future… et un autre médecin qui veut qu’on la laisse soufller, vivre à son rythme, et tant pis pour les autres… faut faire abstraction… passer outre…
J’ai eu ce même son de cloche. Conclusion, je suis passée d’un état d’acharnement thérapeutique à une passivité dangeureuse…
C’est dur de bien faire…
Je t’embrasse fort Aïleen… et j’espère ne pas être porteuse d’angoisse sur le comportement des grands prémas…???
Milk : Tu repars en Angleterre???? Tu n’y as pas déjà vécu???
Je suis perdue. Ouhlala, je fatigue moi…
Si j’y ai déjà vécu mais je t’avais expliqué ce qui allait se passer avec mon copain
C’est pas grave, c’est pas très important
Virginie : Je ne sais pas quoi te dire. Je ne savais pas si tu me lisais encore… on a beau être belle-soeurs, on ne se téléphone jamais… c’est comme ça. Pourtant tu me parles de nos mercredis à Paris, quand tu venais avec Loïc, bébé… c’était de tels moments précieux pour moi. Des choses que j’ai laissé derrière moi avec difficulté…
Je te revois encore me dire que tu as les boules qu’on quitte Paris, à la fin du spectacle de Roméo et Juliette, en 2001…
C’était dur…
Tu as dit juste. Très juste. Manon va m’en vouloir à mort si je la traîne chez un psy… elle ne va pas comprendre. Elle va bien, elle se suffit à elle-même. Les autres elle s’en tape alors ce serait bien qu’ils fassent de même avec elles!!!!
C’est tout à fait ça… Manon est forte envers moi, dure des fois… mais pas dehors, sans moi… si je suis dans les parages, elle se sent protégée… mais je ramasse beaucoup…
Enfin…
C’est pas si grave. Juste fatigant, des fois… alors je craque!!!!
Loïc et Zoé se parlent beaucoup en ce moment tu as vu??? ils sont trop mignons…
C’est fou comme ses cousine slui manquent…
Zoé l’attend avec impatience.
Ca va venir vite…
Je te remercie Virginie
Si j’avais su, tu aurais eu un billet à toi.
Merci.
Bisous à Nico… ça va???
Faut que je t’appelle
Ce soir je suis seule aussi, Jenfi fait un dépannage info chez un ami… plateau-télé entre filles!!!!
Milk : je suis bête!!!! Ton copain vit là-bas, hein??? Tu me l’as dit oui… je cafouille, c’est mon grand âge!!!
Nous aussi, ce soir, c’est plateau télé.
J’ai fini de couper les légumes, préparer le jambon, saucisson et………. chips.
Oh la la, ce n’est pas diététique tout ça !!!!!
Moi qui suit des cours de cuisine bio, la chef, elle serait folle de rage de me voir préparer tout ça ce soir…… mais c’est trop bon !!
Ah la la, les enfants. C’est vraiment pas facile d’être parent….
Loïc n’a pas vraiment de copains, il est resté “bloqué” sur nos années passées dans le 6ème arrondissement. Il voit toujours Alma et Sunny, ses deux seul(e)s ami(e)s de son ancienne école de Paris.
Ici, il a des copains seulement, ne va jamais à des fêtes.
Lui, il veut vivre à côté de ses cousines.
Et oui, j’ai vu, c’est trop mignon leur échange de messages. Je les lis en douce, suis vraiment trop curieuse ! c’est pas bien…. mais ils sont trop marrants.
Et je ne t’ai pas dis, on redéménage.
C’est vraiment très déstabilisant pour les garçons.
On ne sait toujours pas dans quelle ville, ni quand.
Y’en a marre de toujours bouger !!!!!
Nico a passé un concours d’officier. Un truc très difficile. Ils sont très peu “d’élus” à réussir ce diplôme.
Et paf, lui, il l’a du premier coup.
C’est bien le frère de son frère……… des tronches je te dis !!!!!!
Alors du coup, nous voila repartis.
Moi, j’envie les gens qui ne bougent jamais, dont les enfants sont amis pour la vie.
Ici, nous avons en vrai groupe d’amis, on se voit les week end, on va à la patinoire, à la piscine, en vacances ensemble même.
D’avoir changer de ville ne nous a pas éloignés, mais cette future mutation, ça me fiche un coup.
Devoir tout reconstruire, c’est usant…..
Et puis Loïc s’était préparé à aller au collège au bout de la ville. C’était à pied, pratique, il s’angoissait moins de “visualiser” le lieu.
Il est aussi sur la réserve. Tu sais, il met aussi un bonnet, et des gants (rapport à un de tes anciens messages sur Manon, et oui, je te lis tous les jours !!).
Mais il s’en fout qu’on lui arrache parceque ça “fait bébé”, lui, il ne veut pas avoir froid.
Maintenant j’ai trouvé le truc, je lui ai acheté des bonnet avec des têtes de mort, etc…. pas très élégant, mais ça met la distance.
Ce sont déjà des pré-ados nos enfants, ça ne va pas être facile de les aider. Mais je vais faire de mon mieux.
A notre époque aussi c’était dur. Mais moins tôt dans le temps. On avait aussi plus de recul, puisque plus “vieux”.
11-12 ans, c’est vraiment tôt pour se faire emmerd……
Finalement, ce n’est pas facile non plus d’être un gosse.
Bon allez zou, je vais aller m’empiffrer de chips et chocolat, c’est bon pour le moral, moins pour la ligne….
J’ai vraiment le blues avec ce futur déménagement.
Ah oui, Nico va bien. Il s’est fait enlever toutes les broches, vis etc… qu’il avait dans la jambe.
Il rentre demain.
Je vieillie, avant, j’arrivais à dormir sans lui, maintenant, quelle galère. Il me manque.
Bon, faut pas lui dire. Faut que je garde mon côté distante et ronchon qui me va bien au teint. LOL
Allez, bonne soirée.
Fais une grosse bise de ma part à notre cousine Odile.
De toute façon on se voit toutes très vite.
Virginie
Virg : Ouhlala, c’est quoi ça??? Les beaux-parents nous ont dit que Nico tentait un truc… super, il a réussi!!!! Bravo!!!!
Bon vous partez où? Dans le sud????
Je sais que tu dois en avoir marre de déménager… les militaires, c’est encore pire que les fonctionnaires!!!!
T’es super organisée, tu vas faire ça comme une chef…
Je voudrais t’appeler. Là je passe d’un truc à un autre avce les filles donc je vais pas être concentrée…
Donc ce sera demain, t’es là? Cours de cuisine ou pas???
En tout cas, merci pour tes bons mots…
sacré Loïc, c’est bien le cousin de Manon, tiens!!! (enfin t’as vu, il s’entend drôlement bien avec Zoé depuis peu???)
Allez je file, jenfi vient de rentrer… les tagliatelles sauce basilic-ail-tomates et parmesan sont al dente!!!
Gros bisous!
Coucou ma belle.
)
J’ai pris du retard dans mes lectures de blogues, mais j’ai lu tes deux derniers billets.
Ma cervelle est en compote ( il est tard ici) et je n’ai pas lu tous les commentaires ( c’est que tu as un bon lectorat hein
Mais j’ai envie de te dire qu’un psy, ça se ‘magasine”. Y’en a des bons et des moins bons et surtout, y’en a qui nous conviennent à nous et d’autres pas. Pour moi, un bon psy ne doit jamais dire: “vous êtes comme ça parce que…” “vous devez sentir ceci…” “votre enfant est comme ça à cause de vous…” etc etc
J’en ai vu des psy… Des psychologues, des neuropsychologues, des psychiatres, des psychothérapeutes. Moi j’aime mieux en général les psychothérapeutes. Question de goûts, je sais pas. J’en ai vu pour moi, pour mes enfants et je dois trouver mes forces pour y ramener mon fils sous peu. ( car c’Est du boulot quand même se taper les rendez-vous, réunir les dossiers éventuellement, se déplacer etc) Mais ce que je veux dire aussi,c’est que j’ai appris avec le temps que si c’est mon fils qui voit un psy, je ne suis pas obligée de me faire psychanalyser MOI à chaque fois en même temps. Et je les avise de ça. Je suis prête à offrir des outils à mon fils pour qu’il se sente mieux, s’Exprime, se vide le coeur etc. Mais mon enfance, mon passé, c’est à moi. QUand moi j’ai besoin d’aide pour moi, je trouve des pro pour moi.
Au cours des différents examens que mon fils à passé, oui on m’a demandé des trucs qui sur le coup, pouvaient me culpabiliser… “Avez-vous été déprimée en cour de grossesse”, par exemple. J’ai décidé de ne pas ma taper sur la tête avec ça. OUI, cette grossesse a été dur moralement pour plein de raisons. Mais est-ce à cause d’une déprime que mon fils à un trouble de dysfonction non verbale? Je ne le saurai jamais, pcq je ne peux pas reculer. Est-ce à cause du streptocoque à la naissance, de l’intubation, des soins intensifs, de sa chance sur 2 de rester en vie? Je ne sais pas, je ne saurai jamais.
Des “pros” ont sous entendu que d’avoir déménagé souvent avait nuit. D’autres que mon fils vivait un conflit de loyauté entre son père et moi ( ce qui a été vrai selon moi, mais nous sommes 2 parents, je ne peux pas agir sr le père).
J’ai l’air de me déresponsabiliser, peut-être! Mais plus je culpabilise, plus ça nuit à mon fils… Je fais donc ce que je peux pour l’aider au quotidien, j’essaie des trucs que des pros me proposent, mais pas tous, pas tous à la fois en tout cas.
Je perds le fil de mes idées,pas une bonne idée d’écrire la nuit mais sinon je manque de temps…
Je voudrais remercier ta fille, car j’ai vu dans ses propos bien des choses que ma fille aînée pense je crois, de son frère…
Je voudrais aussi te dire que je comprends je crois, en ce qui a trait à la justification… C’est lourd d’expliquer, de répéter, de prévenir… Ça fait mal aussi de voir que même après de multiples explications, il y a souvent une lueur de totale incompréhension dans l’oeil de l’autre… Ou de sentir qu’il se dit qu’on est une mère qui veut juste aplanir pour notre enfant, qu’on exagère, qu’on étiquette, surprotège… Maintenant, j’explique à moins de gens… même à son propre père…
Mais bon! J’ai écris trop longuement!
Je veux juste te dire dans le fond que tu es une super maman, que tu as le coeur mille dois plus grand que l’océan qui sépare ta France et mon Québec.
Que tes filles ont sûrement ta résilience et que l’avenir leur sera beau.
Et je te dirai aussi ce qu’une super psy spécialisée auprès des enfants qui vivent des choses comme ta fille ou mon fils m’a déjà dit. Elle a suivi plusieurs de ces enfants de 6 à 20 ans. Et ceux qui s’en sont le mieux sorti ont TOUS dit la même chose: Ma mère était là pour moi, ma mère m’aimait “quand même”.
Tu les aimes tes filles et il n’y a même pas de ‘quand même”.
Alors tout ira bien. Je te souhaite de te bercer un peu toi aussi ok? Prends soin de toi . Bisous! ( et si je n’ai dit que des conneries, efface mon message, vraiment trop tard pour moi loll)
Milou : C’est toujours un plaisir de te lire, tu sais. Et je m’en veux de ne pas être à jour dans mes lectures bloguesques outre-atlantique… (et c’est pas mieux côté blogs français, je suis concentrée sur le mien, c’est très égoïste de ma part!!!!)….
T’es drôlement productive la nuit, et tu dis si bien les choses… je suis toujours scotchée de vous lire, petites mamans québécoises… tant de talent, de vérité… et de générosité, d’élan. Vous donnez sans compter, vous allez vers les autres. C’est pas si systématique chez nous… on devrait prendre exemple!!! On est trop persuadé de se suffire à nous-mêmes, je crois….
Tu as raison, le souci est de trouver le bon psy… j’ai déjà fait la démarche, pour Zoé, y a deux ans… mon médecin de famille m’a dit que celui en qui il avait confiance était débordé et loin de chez moi… qu’il allait agrandir son cabinet et tenter de mettre un kiné et un psy, choisis par ses soins (le kiné est recruté, pas encore le psy.. donc j’attends!!!)… sinon le conseil général qui gère mon travail de nounou en m’envoyant des puéricultrices à la maison régulièrement, m’a permis de rencontrer l’une d’elle très gentille… elle m’a proposé l’aide d’un psy en centre d’aide médico social… je vais y réfléchir. Car là ce serait pris en charge financièrement. Je te cache pas que les séances de psy non remboursées (je compte y amener Zoé, Manon…. et sans doute moi!!!), ça me freine beaucoup… j’accorde déjà un budget à l’ostéopathie et la fasciathérapie… non remboursées aussi… je dois faire des choix.
C’est nul que l’aide psychologique ne soit pas prise en charge…. bien sûr, Manon a un suivi hospitalier en neurologie, avec des psys… heureusement….
Zoé est suivi en gastro-entérologie, service très réfractaire à l’aide psychologique dans le cas de l’encoprésie….
Ah c’est pas simple de vouloir bien faire en tant que parent!!!
En tout cas, tu t’en sors merveilleusement bien, Milou…
Je compte beaucoup sur le futur, sur leurs acquis… je ne souhaite qu’une chose, qu’elles aient de solides bases affectives pour avancer dans la vie, pour être heureuse…
Comme tu dis, si elles ont eu de l’amour, elles pourront le dire plus tard…. et s’épanouir…
Merci Milou, pour ton épaule si réconfortante…
Gros bisous!!!
Bonjour Véronique,
Je lis ton blog depuis longtemps. Je ne peux rester silencieuse face à ce SOS … qu’on lit avec tes mots toujours doux et choisis, mais qui crient de l’intérieur de façon sourde et poignante. Je voulais te contacter en privé, mais nouillasse que je suis, je n’ai pas trouvé comment !
J’habite la banlieue bordelaise comme toi. J’ai eu à être désemparée tout comme toi face aux angoisses de mon fils, heurtée tout comme toi à quelques abrutis notoires de la profession … et puis un jour … mais je souhaiterais m’entretenir directement de la suite avec toi.
Je rebondis juste sur ceci :
“Je veux qu’on aide Manon, je veux qu’on aide Zoé. Mais je veux qu’on me laisse tranquille. Mon enfance est à moi”
Je voulais qu’on aide mon fils aussi et uniquement mon fils et qu’on oublie la torture et l’inhumanité de mon premier accouchement par exemple, le sien …
Malheureusement, on n’a pas pu l’aider, sans m’aider moi, contre mon gré …
Bien sûr, les situations ne sont pas comparables : les traumatismes ne sont pas les mêmes et la lourdeur du fardeau maternel non plus … malgré tout, j’ai eu confiance une fois et raison de le faire, je pense.
Je serai ravie d’échanger avec toi sur le sujet. Tu as maintenant mon mail.
Je t’embrasse.
Ps : très dommage que ton mari ne souhaite pas s’impliquer avec la bonne personne en face, choisie avec feeling correspondant. Le mien a pris le relais sans difficulté et je l’en remercie et malgré, un baluchon du passé que l’on croyait moins lourd, il avait le sien et qui jouait aussi dans sa relation à ses enfants …
Valine : Je suis carrément allée te répondre en privé.. comme ça tu auras mon adresse mail!!!!
A très vite….