
Ma mamie a 93 ans. Elle est en bonne santé, du moins pour l’âge qu’elle a. Elle a encore “toute sa tête”, comme on dit d’une personne qui a échappé à Azheimer. Elle est assez autonome, elle se lave, s’habille seule. Une canne est venue l’aider à se déplacer depuis deux ans… et pour faire de longues sorties, elle a obtenu récemment un fauteuil roulant. Ma maman la pousse dans les rues de son quartier avec un amour et une douceur qui caractérisent ma mère…
Ma mère a toujours été une femme aimante, soucieuse de bien faire…
Mère et fille sont différentes. Très différentes. L’une est organisée, vive et globe-trotter (ma mamie). L’autre est casanière, jamais à l’heure et elle déteste s’entendre dire qu’il faut qu’elle se presse (ma maman). Elles s’aiment énormément, ont toujours vécu dans la même ville et ont su s’épauler dans les moments difficiles…
Rien ne présageait que cette entente se détériorerait le jour où ma grand-mère viendrait vivre chez sa fille… afin d’échapper à la maison de retraite…
Combien de fois ai-je entendu ma grand-mère dire qu’elle préfèrerait crever que de se retrouver avec plein de petits vieux pour attendre la mort… dans un mourroir…
Combien de fois ai-je entendu ma mère lui affirmer qu’elle ne finirait pas ses jours seule et qu’il ne fallait pas qu’elle s’inquiète…
Combien de fois ai-je entendu ma mère dire qu’elle espérait que cela arrive le plus tard possible… sentant que la venue de ma grand-mère dans son foyer, pour y finir ses jours, rimerait avec l’ambiance vue dans le film “Tatie Danielle”…
Ma grand-mère habite avec mes parents depuis deux ans.
Et c’est bien l’ambiance “Tatie Danielle” qui s’est instaurée. Ca n’a pas loupé…
Et pourtant, elles s’adorent. Je vous assure. Elles ne peuvent pas vivre l’une sans l’autre…
Ma mère reçoit mon frère cette semaine. Mon frangin habite Paris. Il est célibataire. Il vit dans un petit studio à Montmartre. Il est facteur. Il est heureux comme ça. Mon frère avait des choses à vivre, du genre de celles qu’on vit entre 15 et 20 ans. Il comble un manque. Il dit que c’est légitime. Et que comme il sera centenaire, il a encore le temps de se trouver une femme (mon frère a peur de la mort)… je souris quand j’ai ce genre de conversation avec lui. Car après tout, je m’en fiche de ses choix de vie. Moi, je l’aime tendrement et je ne cherche pas à le changer, à le juger. Je veux juste qu’il réalise que le temps passe et que l’immortalité, c’est dans les films de SF qu’il dévore… et non dans la vraie vie.
Mon frère rit quand je le ramène sur terre… il rit comme quand il me faisait croire qu’il était l’homme qui valait trois milliards… lorsque j’étais petite. Il écrasait avec sa main des balles de tennis et moi j’hurlais “Waouh, mais comment tu fais ça???”… et il était heureux, d’être le super héros de sa petite frangine.
Il a su me le prouver bien plus tard… qu’il était un héros.
Il est donc chez mes parents cette semaine. Et il a assisté à un énième affrontement entre ma mère et ma grand-mère… d’habitude, il laisse faire, mais là, il a défendu ma mère. Ma mamie lui disait en douce combien ma mère l’énerve par son manque d’organisation… combien elle aimerait être morte… combien elle ne s’était pas imaginée une telle fin de vie… combien elle regrettait la maison de retraite… parce que là-bas, au moins, elle aurait été à l’heure pour regarder Plus belle la vie le soir…
Ma grand-mère est devenue sourde. Elle parle fort. Quand elle a confié cela à mon frère, sournoisement, ma mère a tout entendu même si elle était dans la pièce voisine… et elle s’est mise à pleurer en silence… mon frère est passé dans le couloir et a vu ma mère s’essuyer les joues avec son mouchoir… il est venu l’embrasser. Et il n’a pas pu s’empêcher de retourner dire à ma mamie qu’à la maison de retraite, les autres résidents n’auraient certainement pas pu la supporter… vu son caractère…
Je comprends mon frère. La peine de ma mère nous ramène a tant de choses de notre enfance, lui et moi… nous ne voulons plus la voir pleurer. Elle n’a certainement plus de larmes d’ailleurs, vu tout ce qu’elle a versé quand nous étions petits… il a bondi, parce que c’est vicéral chez lui, de monter au créneau quand ma mère souffre…
Mais ma mamie est âgée, et la contrariété lui a provoqué une lombalgie et une sciatique… aucun antalgique ou patch de morphine ne calment ses douleurs… elle a dit aujourd’hui qu’elle voulait mourir, là de suite. Parce que c’est bien, un vendredi 13 pour mourir…
Ma mère déteste le vendredi 13.
Quand elle s’est battue avec mon père, c’était un vendredi 13…
Et ma grand-mère le sait…
Ma mère m’a appelée ce soir, pour me raconter tout ça. Cet espèce de chantage affectif que sa mère lui fait… elle ne le comprend pas. Elle fait tout pour que ma grand-mère soit bien… et ça ne va jamais…
Ma mère a peur que ma grand-mère meurt. Je ne pense pas que c’est pour maintenant… je connais ma mamie, c’est moi tout craché. Elle va se relever… Mais je ne suis pas rassurée… par le manque de force de ma mère… le manque d’anticipation… quand j’ose lui dire “Tu sais maman, c’est dans la logique des choses. Mamie a 93 ans… il faut que tu t’y prépares…”… j’ai comme réponse cinglante de ma mère “Mais enfin, Véro, comment peux-tu dire une chose pareille!!! On ne se prépare pas à ce genre de chose, enfin!!!”
Je croyais que si… moi, je cogite tellement que je me prépare pour tous les scénarios catastrophes possibles… je suis sans doute fada, mais je fonctionne comme ça.
Ma mère n’a pas manqué de me glisser en douce ce soir “Sinon ça va chez vous? Mes petites-filles vont bien???”
J’ai dit oui. De toute façon, depuis que ma mère a eu un AVC, je tente de lui dire que tout va toujours bien. Elle est passée à côté des problèmes de Manon. Elle ne comprend rien à l’encoprésie. Je veux la protéger. Ce serait trop risqué de lui faire partager mes angoisses…
C’est un choix que j’ai fait, de faire croire que je vais toujours bien.
Du coup ça me revient des fois dans la tronche. Ca me fait passer pour une veinarde exilée… qui est bien loin des soucis familiaux… sous son soleil de Gironde…
Je prends sur moi, pour ne pas hurler dans le téléphone que je n’ai pas toujours été si en forme. Mais je me tais. Et je déverse mon chagrin sur l’épaule de Jenfi… qui voit bien que je souffre d’être considérée comme une lâcheuse qui a la belle vie…
J’aimerais tellement que ma mère soit contente de savoir que j’ai enfin la belle vie, là, maintenant… et qu’elle ne me le reproche pas…
Ca viendra…
Ou plutôt non, ça ne viendra plus… vu que ma mère n’est plus la même personne… depuis son AVC…
Tant pis… je l’aime.
Ce soir, je suis en forme. Contente de ma semaine, de ma vie, d’avoir un ciel dégagé devant moi…
Même si je m’inquiète pour ma mamie…
Je vais aller me doucher et dormir. Je suis naze.
Je vous laisse avec cette belle chanson qui résume bien ma pensée du jour… ma mélancolie.. j’aime Vanessa quand elle est mélancolique. Ca lui va bien…
Bon week-end à vous…



Pas facile la situation entre ta mère et ta grand-mère… ça doit être tellement déchirant pour ta mère et peut-être que ta grand-mère se sens de trop et que c’est ça façon à elle de vouloir être rassuré??
Attention à toi et j’espère que tout s’arrangera entre ta mère et ta grand-mère! Bonne fin de semaine!
C’est bizarre, un peu comme si ma mère était un mélange de ta mère et de ta grand-mère.
Tu as déjà bien compris que ma mère n’a rien de la gentillesse de ta maman…. Mais moi aussi je fais comme toi, je fais croire que tout va bien. Pas pour l’épargner, mais pour ne pas me faire engueuler.
Et comme toi, du coup, elle me reproche ma vie, me jalouse et me le fais bien sentir….
Tu ne ressembles en rien à ta grand mère Véro, enfin peut-être pour l’aspect indestructible, mais pas pour le reste. Tu es bien trop bonne pour avoir un jour ce genre de comportement, même à 93 ans !
Quoiqu’il en soit, je sais comme c’est difficile d’essayer de tenir tout son petit monde à bouts de bras…. Bon courage ma Véro !
Ca me rappelle ma gd mère à moi. Elle, elle est décédée il y a maintenant 2 ans des suites d’Alzheimer. (D’ailleurs cf. le 2nd document que je t’avais envoyé. Si tu ne l’as pas encore lu tu comprendras pourquoi…). Donc tu vois contrairement à la différence de la tienne elle n’était pas en bonne santé.
Cependant, avant de la placer à l’hôpital sur la toute fin, mon père l’a pris à la maison et tenait à s’en occuper.
Mais ce n’était pas simple, entre ses trous de mémoire, ses crises de démence et ses sautes d’humeur ce fut une période assez difficile.
Mais bon, nous savions que tout ça été dû à la maladie car avant ça c’était une mamie adorable!
Mais c’est vrai que malade ou pas, quand on voit des personnes âgées dans cet état, on se demande forcément si on ne leur ressemblera pas un jour. Mais ça sert à rien de penser à ça maintenant tu sais.
Vis ta vie et sois heureuse comme ça Véro!
Gros bisous et bon week-end!
coucou vero!
c sandrine (ta nouvelle amie de face book
je suis très touchés de te lire ce soir
surtout que ta mamie et ta maman je les ai vues en photos !
ma mamie est partie avec la maladie d’alseimer, a la fin elle ne reconnaissait plus personne, mais se souvenait de ses parents et de sa soeur , et ce doit quand meme etre bien agréable de redevenir la petite fille qu’elle était il y a si longtemps,et nous raconter ses souvenirs qui remontaient a la surface !!
quand a ma mère je n’ai plus aucunes nouvelles d’elle depuis 5 ans! et ses dernières paroles au tel pour moi furent : tu peux oublier que tu as une mère!
crois moi véro c très dur a vivre au quotidien!
je ne vois plus ma mère ni mes 2 soeurs, mon père (parents divorcés) je ne le vois que rarement et on a rien a se dire! et ca c bien triste!
alors qui j’appelle moi quand tout va mal ??
ya des fois on se sent bien seule au monde……
(je ne parle pas de mes enfants et de mon mari bien sur ni de ma belle mère qui est une femme admirable pour moi) mais de sa propre famille!!
mes 40 ans approchent .. et je me dis et bien tu n’auras mème pas un seul membre de ta famille ce jour là pour féter cette étape, mon papa partant pour 3 mois en espagne!! j’ai mème pas envie de le feter..
je t’embrasse profites de ta mamie!! et surtout de ta maman !!! bizz ma véro SANDRINE
Je ne commenterai pas la relation entre ta mère et la sienne. J’aimerais toutefois te dire merci pour cet autre fragment de toi, de ta vie. Ça me touche. Et j’ai écouté, deux fois, la chanson de Vanessa. J’ai vibré, peut-être, à la même longueur d’onde que toi. Bises.
…je viens de temps en temps tu vois Véro…en fait à chaque fois je crois et comme je te croise de temps en temps sur Face aussi…
Alors pour les cheveux, je t’avoue que j’ai une préférence pour les cheveux courts à la Sophie DAVANT…aussi étonnant que cela puisse paraitre car je suis avec une fille à cheveux pas trop court…je mettrais bientôt une photo de ma petite femme avec les cheveux courts lorsqu’elle était malade et moi j’aimais bien…pas elle et je le comprend!!
La chimio et les rayons elle voulait oublier cela!
Pas évident les conflits entre mère et fille…moi je ne pourrai pas prendre ma maman chez moi je crois et elle le sait je dois dire…elle est trop..comment dire…chiante est peut être le mot..
Je sais on ne dit pas cela de sa maman mais c’est comme cela!
Elle n’est pas opposée à aller en maison de retraite par la suite si elle peut se le payer mais mon papa ne veut pas en entendre parler pour le moment et comme ils y arrivent comme cela pour le moment c’est bien.
J’ai eu un léger sourire lorsque tu as parlé de ton frère…moi petit je me prenais aussi pour l’homme qui valait 3 milliards…et je pensais au fond de moi même que j’avais peut être pleins d’électronique dans mon corps!!!Invincible j’étais sans doute et personne ne le savait!!!
Bon depuis j’ai évolué par contre!!
Bisous Véro et à bientôt.
Coucou Véro, je me suis encore pas mal retrouvée dans ce post-ci, car ma grand-mère mène la vie dure à ma mère depuis plusieurs mois maintenant et il n’est pas rare que je me retrouve prise à partie par l’une et par l’autre… Paroles blessantes, mauvaise foi, impuissance, c’est un mélange de tout ça !
Ma grand-mère est veuve depuis un peu plus de deux ans et perd malheureusement son autonomie en perdant la vue (une opération n’y a rien changé) ; elle ne conduit plus, ne sort plus de chez elle, et supporte bien sûr très mal cette évolution — ce qui est bien compréhensible.
Elle s’en sortait malgré tout à peu près bien grâce à un bon réseau d’amies et à la présence fréquente de ma mère, mais voilà-t’y pas qu’elle fait une chute et se fracture la hanche cet été… Hospitalisation, opération (qui a bien réussi mais à 84 ans, on s’en remet quand même pas facilement), un mois de convalescence, et retour chez elle mais dans des conditions très différentes : ma mère et mon oncle ont (osé !!) profité de son absence pour faire un certain nombre de changements (de bon sens !) dans son appartement et l’ont “abonnée” à une aide ménagère qui vient deux fois par semaine et à un service de livraison quotidienne de repas à domicile. C’est bien le minimum !!! (sinon, c’était le départ définitif en maison de retraite, aucune alternative).
Et bien, depuis ce jour, c’est un cauchemar pour ma mère. Mon oncle habitant loin, il fait tout ce qu’il peut à distance, mais c’est elle qui est “en première ligne” (et moi mais dans une moindre mesure, j’aide surtout pour la paperasse). Ma grand-mère s’ennuie et souffre beaucoup, mais refuse de se soigner correctement, refuse de continuer sa rééducation, refuse tout en bloc, refuse même d’aller voir son généraliste, refuse l’aide extérieure (“une personne étrangère chez moi ! et tu lui as donné ma clé ! et elle va faire du ménage, elle va fouiller dans mes affaires ! et les repas livrés ne sont pas bons !” etc etc). Ma mère perd parfois son sang-froid, et même si je plains beaucoup ma grand-mère, je comprends que c’est infernal pour ma mère. Et quand l’une ou l’autre m’appelle pour se faire plaindre, je me sens bien impuissante. Impuissante parce que je suis convaincue que malheureusement, ma grand-mère serait mieux dans une maison de retraite (je sais, c’est horrible de penser ça alors qu’elle tient à rester chez elle ! mais si elle fait de nouveau une chute ?? et si elle se brûle ??). Impuissante parce que je ne peux pas aller la voir souvent. Impuissante parce que je ne sais pas quoi dire à ma mère quand elle me raconte combien ma grand-mère s’est montrée blessante et injuste.
Bref, c’est dur. Je sais que c’est une situation fréquente, et que chacun réagit différemment. Je sais aussi que mes beaux-parents, qui sont nettement plus âgés que mes parents, se retrouveront peut-être bientôt dans une situation de perte d’autonomie, et que ce sera très dur à gérer pour mon homme qui habite à des milliers de kilomètres de chez eux. Tout ça est assez déprimant ! Décidément, tant qu’on a la santé et qu’on est entouré, le reste a assez peu d’importance…
Coucou Vero, encore un article qui me tape en plein dans le mille:-)
) J me laisse chouchouter. C’est le pied !
Moi j’ai deux mères : Une bio -que j’ai retrouvé en mai dernier- , et une adoptive.
Et là , pour la première fois , je suis soutenue , par les deux, de manière différente.C’est si bon de pouvoir enfin être une fille à sa maman , totalement.
Pour ce qui est des frères et soeurs, j’ai une souer toute neuve et un frère tout neufs , retrouvés en avril.
Pour moi qui ai été élevée en fille unique, c’est que du bonheur (en plsu je suis la plus jeune
Bonjour Véro,
Pas évident du tout la situation que tu décris. Et il semble bien que ce soit universel comme problème.
Je crois qu’en vieillissant, l’être humain finit toujours par régresser vers la petite enfance, Alzheimer ou pas, démence ou pas. Vient un temps où l’enfant que nous avons été reprend le dessus sur l’adulte que nous sommes devenus. Et nous devenons capricieux, manipulateurs, exigeants, mesquins même, comme peuvent l’être les tout-petits avant qu’on ne leur apprenne autre chose. Des être totalement égocentriques, i.e., centrés sur leurs propres besoins.
Certains en sont plus “atteints” que d’autres. Tout dépend de comment ils étaient pendant leur vie d’adulte.
Ta Mamie me fait énormément penser à mon père. De lui nous disons régulièrement : “Ahhhh Jean-Louis ! Monsieur “J’en veux, j’en veux Beaucoup, j’en veux tout de suite !!! ”
Curieux comme surnom mais ô combien réaliste. Et il n’a que 76 ans… Pas au bout de ses peines la lionne !
Je trouve dommage ce rôle que tu t’es imposé dans le but évident de protéger ta mère. Tu as en quelque sorte inversé les rôles. Tu es devenue sa propre mère en lui cachant les détails de ta propre réalité. Les risques sont qu’elle se complaise dans son rôle de petite fille face à toi… Je ne te le souhaite pas. Ta vie est déjà suffisamment emplie et trop souvent compliquée comme cela.
Prend bien soin de toi, c’est essentiel.
Bisous Véro !
C’est dur pour ta maman.
Ça me fait vraiment penser aux relations de ma belle-mère avec sa propre mère, sauf qu’elles ne vivent pas ensemble, et c’est tant mieux.
Uniquement car quelques centaines kilomètres les séparent. Sinon, je suis certaine que belle-maman serait trop tentée d’aller aider sa mère quotidiennement, même si elle se prend des remarques blessantes dans la figure à longueur de journée.
Mon chéri m’a raconté que leurs relations se sont tendues après la mort de son grand-père. Ma belle-mère avait juste une petite vingtaine d’années. Apparemment, sa mère a toujours montré une préférence marquée pour son frère.
Bref, pour résumé, tout ce que fait belle-maman, ce n’est jamais assez bien.
Allez, je t’embrasse et je te laisse pour aller faire à manger !
Ma grand mère est venue vivre avec mes parents quand mon grand père est mort, il y a 33 ans…tatie Danielle, on le connait depuis…ma grand mère (que j’adore) a d’abord jeter sin dévolu sur son beau fils, mon père donc…tout ce que j’ai pas entendu sur lui…avec toujours la remarque “c’est pas pour dire du mal de ton père mais…”mon père a toujours été cool, il a laissé faire…et du coup c’est ma mère qui a ramassé…ce n’etait jamais assez bien, qu’est ce qu’allaient penser les gens du manque de tenue, des absences…
Et puis un jour il a fallu operer ma grand mère de ma hanche et lui mettre une prothèse. Ma grand mère a refusé d’aller en rééducation ou on lui avait dit et a réclamé une maison de convalescence qui ne s’occupe pas de la kiné apres opération de ce type…résultat; 2 mois sans marcher et donc par la suite, foutu…impossible de rattraper le retard. Il a fallu la mettre en maison de retraite, ma grand mère necessitant trop d’assistance et ma mère aybt des gros problemes de dos…on a tous pensé que ce serait une chance pour mes parents d’avoir une vie enfin plus calme…sauf que…la maison de retaite en question est dnas le village, que ma grand mère appelle sans arret pour que ma mère lui amene ceci ou cela, qu’elle lui fait ramener par la voisine la semaine d’apres…elle se fait emmener chez tous les medecins, dentistes, rebouteux sans arret…elle fait tourner ma mère en bourrique, se plaint sans arret que ma mère n’est pas la le week end, que les autres pensionnaires ont des visites tous les jours (ce qui est loin de la réalité…). un calvaire pour ma mère…et quand je parle à ma grand mère, elle se fait du souci pour ma mère, pour sa santé, ne comprend pas que le monde ne tourne pas autour d’elle…et souhaiterais que sa vie soit plus facile…masi pas question d’accepter que peut etre…c’est elle qui lui rend la vie impossible…insoluble…difficile à gerer parce que on se retrouve dans une situation de cercle vicieux ou l’une dit quelque chose, l’autre le prend mal et lui rentre dedans…et quand ce n’est pas l’une, c’est l’autre…ça n’en finit jamais dans les quiproquos alors qu’elles ne peuvent pas se passer l’une de l’autre et font tout pour se rendre la vie impossible…