Feed on
Articles
Commentaires

Le gala

Faut que je vous en parle depuis des jours. Et je ne le fais pas. Des claques, je vous dis, y a que ça de vrai! (euh non, y a que ça de faux moi je dis). C’est vrai j’aime pas les claques. Les fessées pour les enfants, beurk. Ca défoule que celui qui la donne et ça règle pas le problème. Non. Moi j’aime pas. Donc quand ça m’est arrivé y a longtemps de metrre une fessée à une de mes demoiselles, c’était parce que mes hormones me jouaient des tours (j’étais enceinte), parce que y avait de l’opposition dans l’air et du caprice (entre deux et trois ans, hein, vous savez c’est l’âge où ça se jète à terre à plat ventre, où ça n’ouvre plus la bouche au moindre bout de viande, où ça refuse de donner la main pour traverser le route… tout ça quoi. Qu’ils nous font, les petits monstres)… donc à cette époque je reconnais avoir eu la main qui me démange et avoir choisi le côté rembourré des couches ou des fesses, pour claquer… mais après j’étais mal. Quand je porte un coup je reviens des années en arrière et j’ai comme envie de me detester. Je me dis que j’aurais dû taper dans le mur. Et attendre que ça passe. Oui, je me dis ça. Voilà pour quoi je le redis, les claques, ça sert à rien. Donc retenez-vous.

Sermonnez-moi plutôt. Dites-moi “Bah alors, tu fais quoi???” Ca fait plusieurs jours que cette chère Félée a annoncé la couleur et attend les candidatures, les votes!!!! Je suis impardonnable. Jamais du premier bateau (en avance quoi). Non, je l’avoue. Je sais que je dois le faire, et je le fais pas. C’est mon côté opposition ça, comme pour les petits de deux ou trois ans de tout à l’heure. Pareil.

Ce gala va être grandiose. C’est sûr. Je trouve l’idée très bonne. Je suis fan de la “red carpet”… des belles robes, des beaux discours, des petites larmes versées, des intermèdes musicaux ou théâtraux… Autant j’aime regarder les Oscars, autant les Césars me gonflent. Y a que Valérie Lemercier qu’arrive à me faire rire, surtout quand elle a refilé le “bébé” à De Caunes en 2008… mais le public est froid et chiant. Y a pas d’autre mot; On s’ennuie ferme. Aux Oscars, y a une vraie chaleur, un show à l’américaine, une envie de s’éclater, que je ne retrouve pas en France… Et les actrices sont sublimes. Divines. Ca fait rêver.

Donc voilà, précipitez-vous; Faites pas comme moi qui crois toujours avoir du temps devant elle et qui se retrouve le bec dans l’eau. Non. Moi je ne suis un exemple pour personne. J’ai toujours pas envoyé mon mail de candidature!!!! (Je refléchis, ça prend du temps, j’ai plus l’habitude!)

Allez je compte sur vous!!!!

 

 

Y fait super beau…

Miracle. Enfin un temps digne de ce nom et de la saison : 26°, ciel bleu, plein soleil. les manches courtes, les gambettes à l’air (avec un superbe bronzage californien comme le mien, faut pas hésiter!!!)… les repas sur la terrasse midi et soir, les fenêtres ouvertes, les tournées de machine à laver qui sèchent en deux heures… waouh… ça fait du bien… du coup, je transite juste dans mon salon pour aller de la cuisine au jardin… j’ai oublié que j’avais un ordi… j’ai pris du bon temps… avec mes filles… hier… elles sont parties pour Paris ce matin… avec papy et mamie… le départ était fixé à 9h… ce qui fait qu’elles sont déjà arrivées à bon port (il est 16h30)… ouf… je peux arrêter de faire le ménage de haut en bas dans la maison, histoire de me sur-activer le poil pour ne pas trop penser et écouter le silence… histoire de ne pas penser à Zoé qui m’a appelée hier soir vers 22h pour me dire qu’elle ne voulait plus s’en aller… entre deux sanglots… je suis montée m’allonger à côté d’elle dans son lit sur-élévé… je lui ai caressé les cheveux et je l’ai couverte de bisous…
“Tu vas venir vite maman???!!”
Dans un soupir, d’une voix chuchottée… j’ai bercé ma plus jeune fille…
“Oui mon coeur, je vais venir vite… mercredi soir je suis là… je pars avec papa dès que la maman de Titi vient le chercher, vers 15h30… tout sera prêt… papa aura chargé la voiture…on va manger au sandwich, on va pas traîner…”
Elle a reniflé…
“Oui mais je vais faire comment avec mon encoprésie, Tatie elle n’a pas l’habitude comme toi… “
J’ai souri.
“t’en fais pas, je lui ai expliqué. Et puis tu te débrouilles très bien sans moi, de mieux en mieux même… je suis très fière de toi.”
J’ai commencé à remettre la couette sur elle, à lui embrasser les paupières et j’ai soufflé près de son oreille un apaisant “Je t’aime chérie”… avant de quitter son lit, de fermer la lumière de sa chambre et de redescendre au salon…
Il faisait bon dans la maison. J’avais allumé quelques bougies parfumées. La douceur de la journée était encore sur notre peau, je me suis assise sur le canapé, sans mon plaid habituel sur le dos. J’ai pris ma tisane et j’ai regardé papy, mamie et Jenfi, tous les trois avec les yeux globuleux des gens-qui-regardent-un-film-avec-le-sentiment-d’avoir-été-roulés-par-la-critique-cinématographique… le super film qu’on avait pas vu, qu’on avait mis et qu’on croyait avoir loupé s’appelle “300“… je l’ai vu par bribes… et avec difficulté pour m’y accrocher. La bouille de Zoé était trop ancrée dans ma petite cervelle de maman déchirrée. A qui un corps d’enfant manque déjà alors qu’il est tout juste endormi dans la pièce au dessus….
Manon est descendue d’un pas de chat. Elle m’a dit discrètement… cachée sous sa masse capillaire brune…
“Maman, t’as pensé à mettre ma chemise de nuit préférée dans la valise?”
“Oui ma puce, elle est toute propre, elle est dedans… t’en fais pas. Ca va toi? Oh tu t’es arraché un beau bouton sur le coin de la lèvre?!”
Grimace, ronchonnement… j’ai regardé ma Manon se mordre les lèvres puis m’avouer.
“C’est pas ma faute, maman, j’suis un peu stressée là…”
J’ai fait un gros bisou sur sa joue et je lui dit de bien dormir. Que tout allait bien se passer. Et elle est montée. Discrète.
Julie est venue cinq minutes avant la fin de “300″…avec son plaid rose autour d’elle. Elle était en petite nuisette. Elle avait des frissons. Elle s’est collée à moi sur la partie “dormeuse” du canapé. On s’est partagé le plaid et elle a mis sa tête sur mon épaule. Je lui ai déposé un bisou sur le front et elle a commencé à avoir un petit coup de blues. Elle aussi.
“Maman, je suis heureuse de partir mais vous allez me manquer papa et toi. Je suis habituée à notre petit rythme à cinq. J’aime bien notre vie. Ca me fait peur de perdre mes repères. Tu crois que c’est normal?”
J’ai caressé ses cheveux blonds, comme quand elle était bébé.
“Oui chérie, c’est normal. Et ça nous fait chaud au coeur à papa et moi de voir que vous ne partez pas en courant de la maison avec une envie de prendre la fuite.. ça veut dire que vous vous sentez bien dans votre cellule familiale. C’est un beau cadeau pour papa et moi. De vous savoir si attachées à votre vie…”
Elle m’a dit qu’elle savait qu’elle allait s’amuser. Elle a commencé à être moins morose en pensant à vendredi prochain, jour où nous allons tous à Disneyland. Elle avait eu des frayeurs, quant à la “survie” de cette journée. Les places à tarif réduits étaient en rupture de stock, et nous commencions à faire machine arrière. A se demander si Disneyland valait bien la peine qu’on y investisse près de 230 euros. On a fini par trouver les places moins chères. Ouf.
“Maman, c’est vraiment un rêve pour moi que de retourner à Disneyland. Je sais que vous faites un sacrifice financier pour qu’on y aille tous. Ca va aller t’es sûre?”
A son tour, c’était ma fille qui prenait le rôle de celle qui apaise, qui rassure. Elle a mis sa tête sur ma poitrine, m’a serrée fort et j’ai senti qu’elle était inquiète.
“Ne t’en fais pas chérie, si on le fait, c’est grâce à tatie et tonton qui vous prennent en vacances et nous hébergent tous ensuite. Tu sais, on aurait pas pu faire le système train+hotel+parc d’attraction. On a la chance d’avoir de la famille à Paris. Alors profitez… ok?”
“Oui, c’est vrai, c’est grâce à la proposition d’isa et Jérôme…”
Elle a pris son plaid sur ses épaules et est montée dans sa chambre, pleine de rêves disney dans la tête. je n’ai jamais vu quelqu’un aimé autant la féérie de ce parc. Elle y voue un culte énorme. Personnellement, j’y vais surtout voir les étoiles dans les yeux de mes filles. Pour graver leur regard dans ma mémoire et le ressortir les jours où je me demande si la vie est si belle que ça. Oui elle l’est. Dans le regard d’un enfant. Toujours.
J’ai eu du mal à m’endormir. Je me suis pelotonnée contre Jenfi, déjà presque endormi, alors que moi, j’avais mon cerveau en ébullition totale. Le manque installé. La peur du trajet voiture. La peur de l’abandon. Perpétuel en moi. Depuis petite.
Il faisait chaud dans la chambre. J’ai dormi d’un sommeil lourd et agité; je crois que j’ai rêvé de bowling. C’était en boucle. Et j’avais beau lancer la boule… aucune quille ne tombait jamais…
Ce matin, la voiture de papy et mamie a tourné au virage au bout de la rue, vers la vigne… j’ai senti mon moral vaciller et je suis rentrée tête baissée. Jenfi a mis son bras autour de mes épaules et il m’a regardée. Dans ses yeux, il y avait de l’inquiétude et j’ai entendu un interrogatif “ça va?”…
“Oui oui, ça va bien…”
Ce midi il m’a fait le repas. J’étais occupée à faire du tri sur chaque bureau des filles. je n’avais pas vu l’heure passer. Nous étions tous les deux sur la terrasse. Comme deux tourtereaux. Il n’y avait pas de rires, de questions, de bruit de chaises que les filles poussent avec leur derrière pour sortir de table… il y avait juste Jenfi et moi… ça fait aussi du bien, d’être deux. De manger quand on veut. De ne pas parler. De juste se croiser les regards. Oui, ça fait du bien. Mais pas trop longtemps. Car les mots sont inutiles entre lui et moi. Et moi j’aime les mots. Le bruit. Les rires….
Oui, j’aime la vie… quand elle est bien remplie..
Et si elle est bien remplie, c’est bien sûr grâce au fait que j’ai croisé son chemin. Qu’il se soit accroché à la petite écolière farouche que j’étais. Et que tout se soit enchâiné au fil du temps.
Faut que je profite de lui aussi. Des fois, j’ai le sentiment d’être plus une mère qu’une épouse;
Il ne dit jamais rien.
Il les laisse me prendre mon énergie, mes calins.
Il passe en dernier.
Chéri, pendant trois jours, tu vas pouvoir passer en premier…

A qui le tour???

Non je ne travaille pas à la Française des jeux. Non, je ne vais pas vous annoncer une super cagnotte pour le loto de samedi soir. Non, c’est juste pour vous dire que j’ai été taggée, par ma copine e-Zabel. Je l’aime bien, e-Zabel. Je vous la présenterai, bientôt. Sous peu même. Ayez l’oeil, le bon. Elle vaut le détour.

Donc je suis taggée. Et comme je suis une indisciplinée de première, je ne vais pas vous mettre le règlement (que j’ai oublié) et pas vous tagger d’office (peur de déranger, c’est mon truc ça!). Donc à qui le tour après ma pomme? Bah aux volontaires, tiens, la bonne blague… Bien sûr que ça me démange de le refiler à Tania, Jacynthe, Lafélée, MJ, Caro, Odile, Pur bonheur, Mandoline, Lusciousloba, Missbebop, Diane-Eve, Véro du Québec, Délire, Cl4udie, Dr maman, Babylou, Aïleen, Fanette, Corine, Ma couvée, Pistache, grande-Dame… (attendez je reprends mon souffle!)… Jenfi, L’Alcolo, Drew, Benoit, Olive, Pascal,Will… ah pis zut j’ai qu’à faire un copier/coller de ma blogliste, quelle patate… cela serait tout de même plus logique. En gros, si vous voulez vous lancer (dans ce tag), allez-y, dites que c’est de ma part. Faut une coupable. Ce sera moi. Et je vous lirai avec plaisir. Promis.

Bon j’y vais, sinon je vais parler de tout et ne jamais répondre aux questions. Je me connais. Dans le genre qu’est-ce-que-je-m’en-fous-de-tout, je ne suis pas mal. Go!

1) Le trait principal de mon caractère :

C’est pas trop dur. Je pense que c’est ma franchise, qui me donne autant de bons points que de mauvais. Je ne sais pas jouer un jeu. Je n’arrive pas à être quelqu’un d’autre. Des fois, j’aurais aimé y parvenir. Quand j’ai eu à affronter des défis personnels. Comme passer mon Bac, mon permis, débarquer seule à Paris après mon concours… j’avais besoin que mon anxiété me quitte. Besoin d’être une fille sûre d’elle qui va casser la baraque. Que dalle. J’y suis allée en vrac; Pour mon bac, un copain avait eu la bonne idée de m’amener à la plage la veille des épreuves (et oui au Havre, y a une plage et on s’en sert !). Il est arrivé en me disant, “lâche tes fiches, c’est dit partout qu’il faut pas réviser la veille, ça embrouille. Faut que tu décompresses. Il fait beau, on va à la plage.” Comme je suis pas sûre de moi ailleurs que dans les épreuves scolaires, bah j’étais pas sûre de moi en maillot de bains non plus. Pourtant ce copain, il me connait depuis que j’ai sept ans, j’ai fait les pires conneries avec lui. C’était un copain de quartier. Il a rigolé quand il m’a vu me mettre joyeusement sur les galets (aïe, ouille), côté pile (sur le ventre donc). Et ne plus en bouger. Il m’a balancé ‘Euh Véro, quand on était petit tu passais ton temps à faire la roue dans l’herbe, le poirier. J’entends encore ta mère se mettre au balcon et te dire, Véro arrête ta gym, tu montres ta culote à tout le monde!!!! autant te dire que je te connais par coeur ma pauvre!”… pff, trop franc ce type… quand je vous dis que ça joue des tours la franchise!!!!… et puis ça m’a pas détendue du tout cette escapade à la plage. J’ai jamais mis le côté face au soleil. Butée la fille. Résultat, une vraie écrevisse côté dos et derrière de cuisses, dès le soir en rentrant de la mer. Blanche comme une bouteille à lait de face. Oh le style!!!! J’ai souffert le martyre assise pendant 4 heures aux épreuves de maths du lendemain matin. Les jointures derrière les genoux me brûlaient. Pathétique. J’étais sûre de tout foirer… j’ai eu mon Bac du premier coup. Je ne me l’explique toujours pas.

 2) La qualité que je désire chez un homme :

Qu’il soit attentionné envers moi!!! Prévénant, aimant. Tout ce que je n’ai pas eu enfant. Qu’il ait de l’humour aussi. Qu’il soit tolérant, qu’il m’aime comme je suis. (on avait dit UNE qualité, tu sais pas lire!!!)

3) La qualité que je préfère chez une femme :

La gentillesse. Etre une vraie amie. Pas de compétition. De jalousie. Car je ne suis pas de taille à me battre, jamais. J’aime pas les rapports conflictuels. Les faux-semblants.

4) Mon principal défaut :

Euh vous avez le temps là????? Non parce que moi je peux vous en filer une longue liste. Disons que mon manque de confiance en moi amène un comportement excessif, une négation, un pessismisme. Pas en la vie, mais en moi-même. Je dis souvent un “oh je vais pas y arriver” assez bloquant et réducteur qui peut donner envie qu’on me colle des baffes. Mes excès sont vraiment très nuls des fois. Je pense que c’est par peur d’affronter les choses, que je descends très bas dans mes sentiments. Je peux dire “Oh et puis merde j’y vais pas, na!!!”… genre cinq minutes avant d’accoucher. Par trouille. Et me rendre compte que j’ai dit une connerie. (ah bon, faut vraiment que j’y aille, là!?)…

5) Ma principale qualité :

Je ne sais pas. Peut-être mon écoute, ma soit-disante serviabilité. C’est difficle de se trouver des qualités quand on a été longtemps rabaissée. C’est mon entourage qui me flatte, des fois. Et je réfléchis après au compliment que j’ai pu recevoir. Des fois ça me surprend. Des fois j’y crois pas une seconde; Bref, y a encore du travail sur moi-même à faire.

6) Mon occupation préférée

Mes enfants!!!!!!… si, j’adore ça, être avec mes filles. Et les enfants en général. Surtout les petits, tout rikiki, qui viennent de naître, tout mous. Vaut mieux vous me direz, vu mon métier!!!  Mais c’était avant d’être nounou, cet amour des bébés. ce n’est pas venu avec. C’était déjà là… sinon plus égoïstement, les voyages, dans ma tête ou en vrai!!!

7) Le plat qui me met l’eau à la bouche :

Y en a des tonnes! Je suis gourmande par définition. Plus salée que sucrée en général. J’aime la bonne cuisine. D’où qu’elle soit; En France, je goûte à toutes les cuisines régionales. J’aime ma Normandie pour ses plats à la crème fraiche, j’aime la Bretagne pour ses galettes complètes, j’aime le Sud-Ouest pour son foie gras et son confit, j’aime l’Alsace pour ses flammekueches… bref j’aime être à table. En cuisine du monde, j’aime tout. beaucoup l’indien. Mais c’est si dur à faire la même chose chez soi!!!! Côté sucré, je suis une folle-maboule-hystérique de tout ce qui est à base de chocolat. Je rêve de savoir faire une bonne mousse au chocolat. J’ai toujours pas trouvé la recette qui me convienne… avis aux amatrices/amateurs????

8 ) Mes mots favoris :

Que des petits surnoms pour mes filles, les petits que je garde, mon homme… mes filles se font appeler par tous les trucs qui me tombent sous la main comme “ma puce, ma cocotte, ma poulette, nénette, chérie, choupette, mon chat…”… les petits que je garde sont affublés de ”mon titi, mon coco, mon canard, mon coeur… ” et Jenfi répond volontiers à un “chéri, Fifiloulou, jenfiac, grosbil, bouboule (à cause du film Love Actually et une fameuse réplique!!!) ou “Robert, tu connais le mot as-pi-ra-teur????”… voyez, j’en ai plein, des mots sympas!!!!

9) Ce que je déteste par-dessus tout :
Avoir les doigts très secs, comme quand on vient de les enfouir dans du sable, beurk!!!! …. non, plus sérieusement, toutes formes d’intolérance.

10) Un rêve

Celui qui me trotte dans la tête depuis un moment… avoir une petite maisonnée à nous en Catalogne, où je pourrais regarder la mer, les rochers, le ciel bleu, collée à mon homme, depuis ma terrasse… accueillir mes enfants et plus tard mes petits-enfants à longueur d’année, devant une bonne table… prendre en pension mes parents et beaux-parents retraités, pour voir leur peau fatiguée se réchauffer sous le soleil catalan… les mettre sous une balancelle dans le jardin et boire un café avec eux, faire un tarot… me tremper les pieds dans la mer après avoir marché dans Cadaquès, en traînant la savate de plaisir… me manger une bonne paëlla quand je viens de faire les remblas à Barcelone, en tête à tête avec mon homme… m’éclater à Port Aventura avec mes filles… ah, c’est pas les rêves qui manquent… l’essentiel, c’est que j’ai toujours les miens autour de moi pour profiter du paysage… sinon, il n’aura aucune beauté, le paysage en question.

 Voilà, vous ne dormez pas???? Je vous ai réveillé là, avouez-le? … Je vous libère… faut pas abuser des honnêtes gens. Encore merci E-zabel. C’était avec plaisir…

C’est pas le tout…

 … faudrait voir à ce que je ne dorme pas sur mes lauriers, là!!  Je ferme donc cet aparté familial, cette petite mise au point, en m’excusant auprès de vous. Comme quoi c’est en live ici. Et pas trafiqué. Ni édulcoré. Ce serait pas moi. Alors c’est mieux comme ça.

Y a pas péril en la demeure. Tout va bien. Les vacances scolaires approchent. C’est pour demain soir pour Zoé et Manon. Julie y est depuis vendredi dernier. Elle peut donc passer sa journée à se la couler douce. Petit dej à 10h, douche à midi, repas sans se presser, Wii et internet (il pleut depuis deux jours!), goûter devant NRJ12 pour se tenir au courant des derniers clips, discussion avec moi quand ça lui chante… ça peut aller. Elle sait qu’elle va passer sa deuxième semaine chez sa tante, à Paris. Elle part dimanche avec ses soeurs. Mes beaux-parents les y conduisent. Jenfi et moi travaillons. La semaine prochaine, je suis sans elles trois jours jusqu’à mercredi tard, très tard… Jenfi est en congé. Il aurait pu monter avec ses filles, sans moi, mais il ne veut pas. Il n’aime pas. Sans moi. Pourtant je vais travailler. Oh pas beaucoup, j’ai un seul enfant en garde, Noé est en vacances puisque enfant d’enseignants. Ce sera fastoche. Un seul bébé de quatre mois à m’occuper, six heures par jour. Je vais souffler. c’est paradoxal. car quand j’ai été mère pour la première fois, de Julie, elle occupait tout mon temps, toute mon énergie. J’avais plus de vie, de temps pour moi. Tout gravitait autour d’elle. Et là, je me sens en vacances quand j’ai un bébé de quatre mois à m’occuper. Du grand n’importe quoi. Mais bon, Julie je l’avais pas six heures par jour, mais 24h sur 24. je dis n’importe quoi. Ca n’est pas comparable.

Manon part. Dimanche… mais ohlala, tremblez pas!!! Je ne refais pas ma déprime pré-départ. Non. Là elle va dans la famille. Elle est avec ses soeurs. Tout va bien. Pas de skis, de précipices, de cars, de pêche, de rando… non, que du Versailles et du Disneyland. Ca me stresse moins. Et puis je les rejoins le mercredi. C’est rapide comme séparation.

Zoé part aussi. Quel vide. Quel silence à venir. Cette Zoé est un rayon de soleil. Elle est omniprésente; de par sa personnalité. Enceinte, je croisais les doigts pour avoir une enfant pleine de vie, qui pousse comme un champignon, qui contraste totalement avec l’arrivée et la personnalité de Manon… je peux vous dire que les doigts, je sais super bien les croiser moi. J’ai re-tenté le coup pour l’euro-million, mais là, c’est moins rapide à venir. ca me déçoit. J’ai dit pas après 45 ans le million. Va falloir s’activer les doigts.

Zoé, elle me parle de son départ depuis une semaine.

“Comment tu vas faire sans moi, maman??”

“ca va aller, chérie, je vais avoir Titi à m’occuper, tu sais c’est un bébé. Et puis papa sera avec moi.”

“Vous allez faire quoi sans nous? Tu vas pas aller à Arcachon dimanche, hein? Ni au resto chinois, hein?… parce que moi, j’aime quand on y va en famille.”

“Mais non, chérie, on va vous attendre”

je suis une effroyable menteuse. Ca risque de se faire, l’échappée à Arcachon que chéri m’a fait miroiter. Moi, faut pas me le faire, le coup du 1er avril; Après, je tanne jusqu’à ce qu’il arrive, le poisson. En plus, la météo annonce 26° et plein soleil. Franchement. Ca me tend les bras là, le bassin d’Arcachon… faut pas que je me prive; Pour une fois.

Zoé est extraordinaire. Elle ne doute de rien. Elle est si extravertie. Je me demande comment j’ai pu réussir à faire une petite fille si opposée à moi-même.

Julie va gérer ses frangines. Elle est gentille ma Julie; Elle sait que les deux plus jeunes sont assez bordeliques. Donc elle va s’occuper du linge. des sacs, de la trousse de toilette; Julie est sympa; Rien à redire. sa position d’aînée lui va bien.

Je vais donc être au calme. Pas de voix féminine. Pas de chant. Pas de rire. Un calme bien triste. Mais bon.. elles vont s’éclater.

Zoé ne va plus nous réveiller en chantant le week-end. Va falloir qu’on pense à mettre nos réveils. Ohlala… quelle poisse. J’aime bien quand elle chante finalement.

Vous avez vu, je me persuade que ça va le faire. Ce calme. je suis en progrès, non?

Pour vous donner une idée, voilà ce à quoi je vais échapper dimanche. Avouez, ça va me faire du bien. Vous ne voudriez pas être réveillé de la sorte. Non. Vous ne le voudriez pas… je vous promets.

Noir sur blanc

Je n’aime pas trop ce genre d’exercice. La justification, le pourquoi du comment. Ca me rappelle trop la rigueur parentale de mes neuf premières années de vie. Les regards insoutenables de mon père le matin, pendant le petit déjeuner, envers ma petite personne pétrifiée. J’étais encore à me demander si le vin avait quitté ses veines, si son comportement était celui de Mr Hyde ou du Dr Jekyll… si je pouvais prendre une tartine au milieu de la table sans risquer que ma main tremble, qu’il le voit, et qu’il me haïsse de le craindre… encore et toujours, les sermons… si il voyait ma peur, il me harcelait de questions… me demandait de me faire petite… de marcher droit… toujours marcher droit…

Me justifier est une chose difficile pour moi. Je ne pense pas avoir fait quelque chose de mal. Au fond, ma seule erreur, c’est d’être arrivée au monde seulement désirée par une seule personne… c’est pas si grave finalement… je le sais bien. Cela ne me donne pas le monopole de la souffrance. Je ne le revendique pas. Au niveau de ce monopole. je suis en bas de l’échelle, je le sais… je regarde tout ce qui se passe dans notre monde… J’ai conscience de ma place. Mais cela ne m’empêche pas de faire le bilan aujourd’hui de ce que j’ai parcouru. De m’asseoir un petit peu, sur ma 39ème marche et de me dire que même si les neuf premières ont été bien rudes à grimper, je suis là aujourd’hui. Et fière de l’être. Mes enfants m’ont appris la sagesse. Les années m’ont rendu moins rancunière, moins en colère. Je me sens prête à monter les marches restantes avec une confiance en moi très inattendue… j’espère aller bien haut. Malgré mon vertige et ma peur de l’avenir. Seule la vie compte.

Si j’ai commencé ce blog, c’était pour sortir de moi-même tout ce que ma bouche ne sait pas prononcer. Je ne sais pas parler de certaines choses sans trembler comme une feuille ou pleurer. Je me revois écrire ce billet, pleine de larmes et de délivrance… parce que ça me vidait d’un poids énorme… je sentais l’odeur du sang comme si ça sortait tout droit de mes narines… enfin, l’odeur avait décidé d’aller vers la fenêtre que j’avais osé ouvrir… celle de l’écriture… pour qu’elle s’achappe.. pour qu’elle me délivre… j’ai revu mon père au sol. J’ai presque senti qu’il était content que j’ose enfin faire un pas vers lui… celui que je n’ai pas fait il y a trente ans… je me suis sentie bien, le soir de ce billet… si bien…

Me sentir bien, j’y ai pris goût. C’est si bon de se sentir libérée. Personne n’avait pu faire quelque chose pour moi juste après le drame. Ma mère devait se reconstruire. Mon frère était complètement anéanti. ma grand-mère faisait tout pour qu’on mange autre chose que des pommes de terre sans un seul bout de viande. C’était pas le moment que je pose des problèmes. Les psychotérapies n’étaient pas à la mode comme maintenant. Et puis j’avais mis une force incroyable à développer une négation de tout ce que j’avais vu, vécu; C’était pas pour qu’on me le ressorte allongée sur un divan. Comme un miroir. Non. Je ne l’aurais pas supporté; Enfouir. J’ai mis des années à mettre une couche de terre sur mes traumatismes. J’y suis parvenue. Aujourd’hui, l’herbe verte a repoussé. Des fleurs sont même venues parfumer et embellir mon quotidien. Trois belles roses que j’arrose chaque jour d’un amour maternel immense, démesuré… je n’ai que ça… d’important dans ma vie…

J’ai fait le choix, de les voir grandir, mes trois roses. Le destin a un peu mis des épines bien douloureuses au toucher, sur leurs tiges. Manon m’a renvoyé en pleine face ma nullité de mère, incapable de porter un enfant neuf mois. Incapable de mettre correctement un enfant au monde. La mettre en danger de mort a fait ressurgir la mauvaise petite fille qui dormait en moi. Celle qui regardait mourir à petit feu, sans bouger le petit doigt… comme ce 13 juin 1978, où j’avais les pieds dans une mare de sang, immobile, spectatrice… Scruter Manon assise devant sa couveuse, rattachée à des fils, la peau rougie, les vaisseaux sanguins apparents, dénuée de beauté humaine… a été effroyable pour moi… je voulais agir, réparer ma passivité du passé, la sauver… elle s’est chargée de sa propre survie… elle a su me pardonner… de juste la contempler pendant trois mois de néonatologie…

Rester à la maison, être la plaque tournante de la famille que j’ai rêvé d’avoir, c’est ma vie; Je la pimente de deux autres petits bouts en garde, qui prennent le train en marche, adoptent notre schéma familial. J’ y prends un réel plaisir. J’ai appris beaucoup en m’occupant d’enfants à longueur de journée. Ca n’a pas toujours été simple. D’autant plus que Jenfi a su me faire déménager cinq fois en 10 ans, m’arrachant à des enfants auxquels je m’étais attachée.. m’obligeant à me reconstruire ailleurs… prenant soin de ne rien ébranler à notre équilibre familial… si cher à mes yeux…

Je ne regrette rien. Si c’était à refaire, je ne changerais rien. Je suis partie il y a trois ans plus loin que d’habitude du périmètre de ma mère qui m’était si précieux. Cette mère qui m’a tant protégée. Je tente d’être là, malgré tout. Je passe beaucoup de temps au téléphone avec elle, je console quand les larmes coulent, je raisonne quand l’envie de laisser filer la vie se fait entendre… je lui dis qu’elle a su être plus forte que ça. Qu’elle n’a pas le droit de partir maintenant. Que je l’aime.

Je suis une éponge. J’encaisse et j’enfouis; J’ai des tas de terre dans mon jardin personnel. Celui où je mets mes souvenirs, mes peurs, mes émotions. J’ai encore beaucoup d’endroits où l’herbe ne repousse pas… sur Zoé, sur Manon parfois… su ma mère… sur mon frère… j’accepte que tout soit en friche… J’ai cherché, où je pourrais trouver un endroit immaculé, plein d’amour et de liberté. Un endroit rien qu’à moi. Un endroit où je pourais dire que j’ai encore des coups de pelle à donner sur certains tas et que ce serait bien qu’on me dise comment faire…  j’ai eu du mal à aller vers vous. J’ai commencé par écrire sur Word, des pages et des pages. Un journal intime. Un livre secret. Mais j’ai tout effacé. Il n’y avait pas d’écho. Je me sentais toujours aussi seule. J’évolue dans une vie sans lien social. Je travaille chez moi. Je n’ai jamais la surprise de voir une mère sonner à ma porte. Ni un frère… ni une amie… tout le monde vit loin. A Bordeaux, je n’ai pas encore eu le temps de me refaire une famille.

Le blog a été suggéré par Jenfi, et par une amie très chère à moi, qui peut-être me lit, depuis son travail, quelque part en Picardie. Elle a été ma première lectrice, elle m’a lue chaque jour de la semaine, pendant sa pause du midi. Ca m’a donné des ailes. Une consistance.On se parlait pas mails… je ne blogguais pas encore. J’ai sauté le pas l’année dernière. J’ai commencé Premablog, puis l’encoblog… puis maviedemaman. Me nourrissant à chaque fois de vos commentaires, de votre soutien, de votre amour. Je me suis livrée sans artifices. J’ai mis cartes sur table. Le moche comme le beau; Parce que je suis vraiment cette femme-là. Et pas une autre. Parce que je veux qu’on m’aime et qu’on m’accepte pour celle que je suis. Et pas pour celle que j’ai tenté d’être sans dire mes failles, mes blessures. J’ai gardé beaucoup en moi durant toutes ces années. Je n’ai pas non plus eu l’impression qu’on désirait savoir qui j’étais vraiment. Je suis commune. Basique. Passe-partout. Je suis bien quand on ne fait pas attention à moi; J’ai toujours peur d’être nulle et de déranger. Le blog a su me donner une épaisseur. Inespérée. Inattendue. Et j’y ai pris goût. A être attendue, lue et aimée.

Si je dois me justifier aujourd’hui d’y avoir pris trop de goût, et bien oui, je le fais. Je ne compte pas accorder moins de temps à ce qui me fait du bien. Je ne compte pas changer d’un poil dans ma façon d’écrire et de me livrer; Je ne compte pas suivre une ligne de conduite qu’on me demande gentiment de rectifier. Je suis grande. J’ai enfin sorti la tête de l’eau…

Je ne fais rien de mal. Tout ce que je demande c’est qu’on ne m’oblige pas à la remettre. La tête dans l’eau… Ce n’est pas trop demander. Enfin je crois. Que de m’accorder un peu de bonheur, pour une fois. Et de libre-arbitre…

La vraie vie, je sais où elle est.

The best

Ce soir, vers 21h, j’ai entendu un petit bruit sonore depuis mon canapé adoré. Il m’adore aussi, mon canapé. Le faux-cuir, ça colle aux cuisses (enfin aux miennes en tout cas), donc pour en sortir, prévoir le bruit genre-celui-du-sparadra-qu’on-arrache-vite pour ceux qui sont pris dans les dialogues du film et qui vont hurler “Chut!!!!!! tais-toi, on entend rien!!!… désolé, ça colle aux fesses les gars, je veux juste me lever)… prévoir aussi la crème apaisante pour les rougeurs éventuelles… derrière les cuisses donc…

Le bruit sonore c’était le truc qui vous signale qu’on vous parle sur msn. Vous pigez? Oui vous pigez, vous faites tous du msn. Donc je me lève (avec un treuil!) et je vais vers mon ordi… ça tombe bien, c’est la pub, je regarde Kyle XY sur la 6 (le samedi, le choix est limité côté programmes TV, commencez pas à critiquer!!!)… j’ai juste le temps de lire avec joie sur la petite fenêtre que le JT est en ligne sur le blog de la félée… youpi… je commence à le mettre en route et là j’entends :

“Mais purée ça reprend la série, tu peux pas nous attendre et le regarder après Kyle XY avec nous, ratasse!!!”

Pour info, c’était un combiné de la voix de Jenfi et Julie. Ratasse, moi???? (au cas où je parle mal, “ratasse” est un mot très employé chez nous pour désigner tout ceux qui oublient de la jouer collectif, qui sont radins ou égoïstes quoi, vous voyez?) Non mais franchement, est-ce que je me précipite sans rien dire à personne sur les JT d’habitude????? (oui le dimanche matin, tout juste réveillée, j’en oublie même de préparer le petit dej!)… est-ce que je quitte mon canapé pendant une série qu’on aime bien suivre tous les trois pour foncer sur msn??????? (euh, je viens de vous l’avouer là…)… est-ce que je suis une No life qui ne pense qu’à ses amis bloggueurs et qui parlent d’eux comme si ils étaient de la famille???? (euh, no life, c’est ma fille Julie qui commence à me dire que je le deviens!!!!)….

Bon j’ai cliqué sur pause et j’ai attendu que la série soit finie. Avouez que j’suis une ratasse sympa. En plus, on s’est régalé, ça valait le coup de les attendre. Il est génial. Je n’ai qu’un mot, ou plutôt qu’une chanson, qui me vient en tête, c’est celle-ci… pour vous, chers concepteurs.

Sur ces mots, je vais au lit. Regarder Ruquier. Sous la couette. je vais encore m’endormir quand tout le monde va s’engueuler autour d’un discours politique. Des fois, je voudrais bien tenir le choc, car y a un invité qui m’intéresse mais qui n’est pas encore passé. Mais je m’endors. Bien sûr, mon petit mari lui, il n’est pas dormeur. Alors il le voit, l’invité que j’attendais. Pensez-vous qu’il mettrait une cassette dans la magnétoscope (oui ça existe encore ces machins là!) pour m’enregistrer la séquence??? Hein???… Bah non!!!

Moi je dis qu’un truc… ratasse va!!!

Allez bonne nuit!

Dire je t’aime…

J’arrive pas à aligner deux mots. On dirait que je ne sais plus écrire. Mon manque de pratique du début de semaine m’a vidé la tête. Ca doit être ça. Un vrai break. Une vraie liberté. Et voilà, j’ai perdu le fil.

J’ai rien fait d’extraordinaire si ce n’est vivre sans être collée à mon clavier dès que j’avais cinq minutes. Ca m’a permis de voir que j’y étais très attachée, à mon clavier. Sacrée addiction. je ne me pensais pas atteinte à ce point-là. J’ai pas beaucoup pu vous lire non plus. Donc j’ai du retard. Ca me flingue d’avance. Je veux tout savoir et vite. Et c’est pas ce soir que je vais pouvoir m’y mettre. Ca me fait râler. Car je vous aime tous beaucoup.

J’sais pas. faut que la machine se remette en route. Jenfi et moi sommes en forme pourtant. Un peu à plat suite à notre grippe intestinale, oui, on peut le dire. Mais on re-bouffe comme des vaches, on reprend donc du poil de la bête, forçément. Le soir, on s’affale comme des moins que rien devant “un dîner presque parfait”, à 18h… de mieux en mieux…on perd trente minutes à ne rien faire avant de préparer le repas. Et on ne culpabilise même pas. Les filles se douchent seules, quel luxe. D’être comme deux vielles chaussettes collées l’une à l’autre sur le canapé. J’ai la tête posée sur son bide. Le coussin parfait. Sauf qu’il a interdiction de se bidonner sinon je suis comme sur un trempoline pour cerveau au repos. Si si. quand Jenfi rigole son bide se contracte et fait un effet trampoline pas très agréable. mal de tronche assuré. Donc il bouge pas. Il me laisse l’écrabouiller. Ca a du bon, le surpoids. C’est comme un nounours.

Bon ok, ça va pas durer, le médecin l’a chopé la semaine dernière, le Jenfi, et lui a dit “Alors, le régime, la diététicienne, le cholestérol, les triglycérides????”… Jenfi a dit un truc genre “ah… euh… bah…je… non… quoi????”… bref, il a un check up à faire. Il est “ravi”. Il va aller revoir “sucette“. Peut-être demain matin. Il va encore rentrer blanc comme un linge et moi, je vais lui faire un petit dej avec des croissants pour bien le remonter après sa douloureuse piqûre. Il déteste les prises de sang. Moi ça va, ça me fait rien, d’aller au labo. Ce que je déteste, c’est le gynéco. Mais quand je le dis à jenfi, qu’il me fait rigoler avec sa petite piqûre de trois fois rien, par rapport à tout ce qu’on se tape pour un accouchement, un frottis et tout le tralala… ben il se pouffe à rire. Pourtant je l’imagine bien les pieds sur l’étrier et le machin à l’air. Il ferait pas le malin là. Bah oui. Mais il peut pas comprendre. Enfin si, un peu. Je suis médisante. Il était bien triste quand j’ai accouché de Manon. Il ne savait pas ce qui nous attendait; On n’imaginait même pas, un bébé à un terme de six mois, à quoi ça ressemblait. On se demandait même si on allait nous la montrer. Y avait une ambulance, tout près, garée juste à droite de moi, à la porte de secours, déjà ouverte… En plus des deux sages femmes et de la gynéco, y avait dix personnes qui attendaient en rang d’oignon, pressés de brancher Manon, de la mettre en couveuse et de l’emporter dans un grand hopital parisien. Dans la nuit noire, le froid, les courants d’air….Tous étaient plaqués contre le mur du fond, devant moi. Avec leurs combinaisons stériles, leurs masques, leurs gants. C’était surréaliste. J’ai compris que je n’avais plus de pudeur, plus rien. Que j’étais une pauvre chose qui allait peut-être mettre un monstre au monde. C’était glauque. J’étais comme morte, vide. Jenfi me tenait la main et me carressait nerveusement le front. Il me mettait le masque à oxygène. Il voyait bien que des fois, je me laissais glisser, partir. Il avait plus peur de ma tendance à me figer quand ça va mal. A partir ailleurs, dans un coin de ma conscience où je ne ressens rien. Il avait si peur. que je lâche, nerveusement.

Sa prise de sang, il sait bien que c’est rien. Qu’il n’a pas enduré certaines choses que moi j’ai connu. Des fois, ça m’embête d’avoir un passé dans la souffrance qu’il n’a pas. Je n’ai pas le droit de me moquer de ses petites frayeurs sous prétexte que j’en ai connu des ‘vraies”. Comme il dit. Non, je ne dois pas m’en servir. De mes souffrances. Il a les siennes, plus petites. Il a le droit.

Jenfi ne dit jamais rien sur ce que j’ai vécu avant. Encore moins sur mon enfance. Jenfi ne dit jamais rien sur ce que j’ai ressenti quand Manon est née. Il ne veut pas. Jenfi n’arrive pas à envisager que je puisse souffrir alors il passe au-delà de ça. Il sait, il comprend. Mais il ne dit rien. Jamais.

Moi je passe mon temps à le pousser à sortir de lui ce qu’i ressent. Envers moi, envers ses filles, envers sa famille. Et il a du mal. Je suis souvent à le pousser dans ses retranchements. A lui demander de réagir. mais il ne le fait pas. J’aimerais pourtant qu’il sache faire sortir tout ça de lui. Mais il n’y arrive pas.

Je crois que c’est pour cela, que je l’aime aussi. Parce que je dois lire dans ses yeux tout ce qu’il ne me dit jamais. Quand je lis sur vos blogs, vous messieurs, ce que vous dites sur votre moitié, je suis émue. Je trouve ça touchant, venu d’un homme. C’est nouveau pour moi. Inconnu presque. Jenfi ne pourra jamais faire une telle chose. Je ne lui en veux pas. Je sais…. je le connais par coeur.

Ce que je me demande, c’est pourquoi depuis ma naissance, je n’arrive pas à entendre le mot “je t’aime” des hommes qui partagent ma vie. Pourquoi ils le contiennent; Pourquoi c’est si dur, de me le dire. Des fois je me dis que c’est de ma faute. Que je le mérite, ce silence, que je l’induis. Alors Jenfi s’énerve et me prend dans ses bras; mais il ne dit rien. Il me regarde et me dit juste “t’es nouille ou quoi??? tu le sais pas encore ???”…

“qu’est-ce que je ne sais pas encore????”… encore une pharse qui ne se termine pas, qui se devine.

Il a de la chance, mon Jenfi, j’aime les devinettes.

Allez chéri, va à ta prise de sang demain. je serais là pour te ramasser si tu tombes dans les pommes. Parce que je t’aime.

Déjà jeudi…

La semaine a passé vite. En général, c’est toujours comme ça, quand la machine journalière se met en route. Le quotidien se charge de rythmer la vie à une vitesse vertigineuse. Une vitesse qu’on oublie. Celle qu’on constate le soir dans son lit, en tardant à s’endormir, les yeux rivés sur les chiffres rouges du réveil. A se dire qu’on tourne et qu’on vire dans les draps, alors que l’autre dort déjà, chanceux, et que demain faudra se lever. On se dit qu’on sera crevé. Parce que des millers de choses en tête empêchent le sommeil de venir. Parce qu’une petite voix ironique de l’esprit vous dit “faudrait que tu constates que le temps passe vite, que tu vieillis, que tu n’as toujours pas fait ceci ou cela… tu crois que t’as l’éternité devant toi?”… parce que des fois, le soir, la vie vous met face à ce qu’il y a derrière vous, et devant vous…

Je me sens bien cette semaine. Pas de panique, c’est pas un billet déprimant. Non, du tout. J’ai eu une chouette semaine à profiter de mon frangin. Malgré ma marmaille. Oui, y a pas d’autre mot ma “Marmaille”. A partir de cinq enfants, c’est le mot qui convient. Et je l’aime ce mot. Tout s’est bien passé. J’ai pas eu une minute à moi. J’ai accordé les temps de répit à celui que je ne vois pas assez et qui va repartir ce soir. A celui qui sait se mêler à la vie de sa soeur sans jamais rechigner. A celui qui vit seul parce que trop peureux de souffrir à nouveau. Et qui regarde avec bonheur ses nièces grandir, conscient qu’il ne connaîtra pas la paternité. A celui qui aimerait que je passe au Havre début mai lorsque je vais aller chercher les filles en vacances chez leur tatie. En faisant un crochet par la Normandie sur le retour. Juste parce qu’il sera au Havre ce week-end là, chez les “parents”. Juste parce que c’est l’annivresaire de Jenfi ce jour-là. Et que son beauf, il l’aime. Juste parce que ce serait bien que ma mère ouvre sa porte ce matin là et voit sa fille se précipiter dans ses bras. Juste parce que c’est aussi l’anniversaire de notre papa/bis début mai et que nous voulons qu’ils sachent que c’est un vrai papa pour nous. Celui qui nous a élevé. Finalement; Si on est ensemble, mon frère et moi, pour lui dire ce jour-là, ce serait mieux. Faut pas laisser les petites occasions filer. Même si elles rallongent la route et font qu’on va avoir un “pont du 1er mai” surbooké. Même si tout ça me demande une organisation différente… faut que j’arrête de tourner dans mon lit le soir, comme hier. Et me poser des questions existentielles. Je le fais, je le fais pas…? Oui faut le faire. Point final. La petite voix hier m’a dit “Arrête de te créér des problèmes et suis le mouvement”…

J’ai mis la télé, pour m’endormir plus vite. Je suis tombée sur une émission sur Amy Winehouse et j’ai pensé à un ami que j’ai négligé cette semaine, qui se reconnaîtra. C’était une chouette petite émission; Qui remet les pendules à l’heure sur les conneries que peuvent dire les médias. Le portrait de la jeune femme était très attachant. Elle m’a alors intéressée au-delà de sa musique. Quelle personnalité. Quelle franchise. Quel je-fais-ce-que-je-veux-et-je-m’en-fiche-de-ce-qu’on-pense-de-moi…

Je me suis levée ce matin avec “Rehab” dans la tête. Car je l’avais entendu juste avant que mes yeux se ferment. J’ai constaté la pluie, le gris, et j’ai eu un sourire satisfait sur le coin de lèvres qui disait “T’as bien fait de te promener dans la rue piétonne hier, en famille, avec ton frère, sous un temps estival… bercée par une brise légère”… les rues étaient pleines de gens en petite tenue. Les terrasses étaient bondées. Les magasins avaient leur porte grande ouverte pour nous accueillir, le soleil s’y invitait aussi… c’était bien…

C’est marrant la vie. Comment elle se charge de vous montrer le chemin et de vous rassurer sur le fait que tout ce qui est bon à faire est à faire là, tout de suite… dans l’instant présent…

J’ai améné les filles à l’école ce matin. Les essuies-glaces balayaient autant la pluie que le pollen collé à ma vitre. Les allergies sont là. Je suis la seule épargnée. Même Zoé en souffre cette année. J’ai mis la radio et j’ai entendu Alanis Morissette entamer un bien bel acoustique, d’une chanson que j’adore… et qui m’allait bien ce matin…

Allez, j’espère que vous allez tous bien… je vous laisse avec cet air qui se partage ma tête avec “Rehab”… je reviens très vite… promis… je profite des derniers moments… le quai de gare, c’est pour ce soir… 19h…

 

D’abord que tout va bien. Grand frère est là, content, reposé. Avide de moments familiaux, de fous rires avec sa nièce Julie, qui lui demande si son rire est naturel?! Si il ferait pas mieux de s’en acheter un tout neuf. Un rire. Non, surtout pas, il est communicatif, le sien. Moi je ne veux pas qu’il change, le rire de mon frère. Il me rappelle trop de bons moments.

Donc on mange plus que d’habitude, on passe du temps à table, on rigole. Car si d’habitude, on essaye de faire attention le soir Jenfi et moi (pouahah) en mangeant des soupes et des… m&m’s devant la télé (bah quoi???!!!)… et bien, là, pas de régime, on se trouille. Mon frère, c’est un célibataire pur et dur. Qui mange à la cantine de son boulot le midi, avec ses collègues. Et qui rentre le soir seul chez lui, dans son 20M2, après un bon ciné sur les Champs Elysées. Il a un super congélo mon frère. Un truc de dingue. Dedans, y a des compartiments bien rangés, plein de petits plats cuisinés. Mon frère est aussi maniaque que ma mère. Il se fait des petits plateaux télé en solo, depuis son canapé. Il se prend un petit café avant d’aller dormir. Des fois il a des collègues qui viennent. Soirée DVD. Mais c’est petit chez lui. Alors ça défile, un par un… ou deux par deux. Chez nous, il a tout l’inverse. La famille nombreuse, l’organisation journalière d’une maman/nounou qui jongle avec les horaires scolaires, les repas, les petits en garde, le linge, les courses, les médecins… il sourit et me dit “c’est tous les jours comme ça, tes journées??? T’es obligée de faire tout dans cet ordre là???”…. “Oui oui, c’est une machine bien rôdée, t’en fais pas mon Cricri…”… En ce moment, Jenfi tente de rentrer manger le midi, pour profiter de lui. C’est bien. On est tous réunis. Julie a aussi feinté la cantine hier. J’aime ça. Les grandes tablées.

Donc ça va bien. Il fait beau. Jusqu’à jeudi. Mais jeudi il repart, le soir. je veux juste que tout aille bien jusque là. Demain, on va aller se promener dans Bordeaux. Je vais en profiter pour choisir son cadeau d’anniversaire avec lui. Mon frère est de juin. Mais autant qu’il reparte avec. car après on se revoit qu’en juillet. On l’embarque avec nous en Catalogne, comme tous les ans. Il est tombé amoureux de cette région, comme moi. Pourtant, mon frère, à part Paris, y a pas grand chose qui règne dans son coeur. Mais là oui. Il adore. Il joue même à la loterie de temps en temps, lui qui ne le faisait jamais. Pour y acheter une maison. A Montgo. Il aime Montgo. Moi aussi. Mais je préfère Pals.

Du coup j’écris moins. Hier soir, je me suis regardée Xmen3, assise à côté de mon frère, mécontent de savoir que j’avais pas vu le 2. “qu’est-ce que tu fais la frangine, alors???”… la frangine, elle va rarement au cinéma. Elle a trois minettes à la maison. Pas de baby sitter. Et le ciné, c’es cher. Bref la frangine, elle a une vie de famille, qui passe avant le ciné. Mais bon la frangine a pris note du truc qui sort demain, là. Qui devrait plaire aux filles, selon le frangin. On va y aller ce week-end. En famille. Samedi matin, comme d’hab, séance de 11h. Le pop corn sur les genoux. ‘Les chroniques de Spiderwick“, ça s’appelle. Y a des fées pour Zoé, des trolls pour Manon, et l’acteur de Charlie et la chocolaterie pour Julie. Ca devrait aller.

Bon je vais aller me refaire un café, et aller discuter un petit coup dans le salon avec mon petit frère qui se lit un “écran fantastique” en m’attendant. Devant la chaîne “Planète”. C’est un zappeur fou mon frère. Il s’éclate avec ma télécommande. Y a de quoi faire avec canalsat.

Je reviens dès que je peux. Là, je dois profiter de sa présence si rare. Et précieuse. Même si vous êtes précieux pour moi aussi. Vous le savez? Oui vous le savez. Et je suis sûre que vous me comprenez…

Le parfum

C’est le film que j’ai vu hier soir. J’en profite, c’est le mois où Canal satellite me met Canal+ gratis.(Canalsat, c’est le truc auquel on est abonné pour avoir plein de châines ciné-déco-musique-info-géo-histoire-toutcequevousvoulez, et qui se matérialise par une antenne parabolique très moche derrière mon barbecue qui ne-va-pas-tarder-à-voler-car-au-moindre-de-vent-on-perd-la-réception et ça énerve beaucoup Jenfi. Et non je ne vous prends-pas-pour-des-tâches, je sais juste que Canal satellite n’est pas connu outre-Atlantique. Na. C’est comme Vidéotron. Je crois; J’sais pas. Zut)

Tou ça pour dire que j’ai regardé Canal+ hier soir, affalée entre Jenfi qui me grattait les pieds (c’est son boulot de petit mari attentionné) et Julie qui disait “Beurk, qu’il est moche cet acteur… il m’écoeure ce mec… c’est crade ton film papa… oh mais c’est le juge dans Sweeney Todd, je l’adore!!” toutes les deux minutes. Du coup j’ai bouffé un paquet de m&m’s. Pour me motiver à regarder.

Le film s’appelait “Le parfum” (Bande annonce ci-dessus). Chouette tître. En raccord avec les achats du moment sur la blogsphère, hein Drew? Donc j’ai dit, pourquoi pas? Les “nez”, ça existe. Je me voyais regarder une étude sur la question, une fresque historienne, une jolie histoire ennivrante. J’avais mis de l’huile essentielle de menthe à brûler dans le salon pour être en symbiose avec l’esprit du film. Jenfi avait lu le bouquin. Génial, il a dit. Quand j’ai voulu savoir “de quoi ça parle exactement????”… un “Tu verras bien!”… a laissé planer un doute sur le fait qu’il l’avait lu, le livre…  (si si, il l’a lu!). Donc voilà. Je me suis laissée porter.

Bizarre. Je ne vais pas vous le raconter. Faut le voir. Glauque, dérangeant, esthétique malgré tout. Je ne sais pas. Du coup j’ai envie de lire le livre, mais j’ai “la consolante” à debuter. L’acteur principal est super. J’avais comme un dégoût tout le long du film, envers lui. Répulsif, son regard.  Puant, ce qui sort de lui. Bref, le côté jaunâtre des images, les costumes, la beauté des sîtes m’ont emportée. Mais le reste. Ca déconcerte.  Dustin Hoffman et Alan Rickman sont magnifiques. Les actrices rousses, à la peau laiteuse, me donneraient presque envie de faire plaisir à Jenfi qui rêve que j’ai la même chevelure flamboyante. Le souci est que moi, les boucles rousses, je les aimerais sur une chevelure plus longue que la mienne, et plus frisée. Je vais voir. Ca commence à germer, l’idée de nouvelle tête… un petit relooking pour l’été?

Jenfi vient d’aller voir sur un sîte. Le film a été tourné en Catalogne. Mon chez moi, mon coin de Paradis. Pas étonnant que j’étais bien. On y voit Pals, mon village préféré de là-bas, Figueiras, Girona, Barcelona… ahlala. Trop beau.

Pour les champs de lavande c’est vers Grasse. une très belle région aussi. Ca donne envie d’y retourner. Sur la côte d’azur.

Selon Jenfi, l’adaptation est réussie. L’impression de malaise, de mal-être, de crasse, est rendue. Si certains ont lu et vu, “le parfum”, je serais curieuse d’avoir leurs impressions.

Je vous le conseille donc. Mais pas pour tout public. Soyez vigilants. Bonne soirée DVD, si ça vous dit. C’est à voir.

« Newer Posts - Older Posts »